L'industrie se porte bien dans le Cotentin. Plus de 6 000 emplois supplémentaires devraient être créés dans les 10 prochaines années. C'est pour cela que les industriels essaient de former de jeunes talents, parfois avant même le baccalauréat, pour de futurs recrutements. De nombreux professionnels du secteur sont présents au 36e forum des métiers et des formations du Cotentin, qui se tient mercredi 21 et jeudi 22 janvier dans le grand hall de la Cité de la mer à Cherbourg.
"C'est un métier d'avenir qui embauche"
Dès l'entrée, les visiteurs assistent à un atelier de réparation de voiture. Une méthode concrète pour illustrer les formations de bac pro mécanicien du lycée Sauxmarais à Tourlaville. "L'élève doit être capable de réparer un véhicule dans un garage en toute autonomie. C'est un métier d'avenir qui embauche", explique le professeur de carrosserie Yvan Morel. Siméon Moncuit démonte le carter d'huile d'un moteur. "J'adore le travail manuel, remonter et démonter depuis que je suis tout petit", remarque ce lycéen en terminale.
Siméon Moncuit et Adi suivent un baccalauréat professionnel pour devenir mécaniciens. - Julien Rojo
Plus de 200 stands
Le salon compte plus de 200 stands. Pour se démarquer, les écoles et les entreprises de l'industrie emploient les grands moyens et font appel à la technologie : bras robotisés, casques virtuels. Le groupe Orano a fait appel à un stand de chimie… et à un chien-robot, fabriqué par Boston Dynamics, et utilisé de manière expérimentale sur le site de La Hague. "On recrute du bac au bac +5 ou en reconversion. L'objectif de ce forum est de montrer que le nucléaire est une industrie de pointe qui forme ses collaborateurs", avance la responsable du recrutement du groupe dans le nord-ouest.
"Je voulais faire quelque chose de mes mains"
Le secteur secondaire offre aussi un avantage : une vision sur le long terme, estime Jérôme Giot, directeur industriel de l'entreprise de chaudronnerie navale et nucléaire ACE. "Un métier dans l'industrie, c'est avant tout une carrière. On peut la proposer du début jusqu'à la fin de vie professionnelle d'un jeune et l'épanouir avec de l'innovation, de la technologie et des métiers manuels". Son entreprise propose ainsi des contrats en apprentissage d'un à trois ans.
Jérôme Giot est le directeur industriel d'ACE. - Julien Rojo
Après une faculté de droit, Clara Legant s'est réorientée vers la chaudronnerie. Elle partage son quotidien entre un bac professionnel au lycée Edmond Doucet de Cherbourg et les chantiers de Constructions Mécaniques de Normandie. "Je voulais un métier plus physique et faire quelque chose de mes mains", révèle-t-elle. Elle partage son témoignage avec les autres jeunes sur le salon. "C'est un métier de plus en plus ouvert aux femmes et ce sont des filières qui recrutent énormément", détaille-t-elle. Le salon est ouvert jusqu'au jeudi 22 janvier à 17h.
Après des études de droit, Clara Legant a changé de voie : la chaudronnerie. - Julien Rojo
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