Le marché immobilier donne des signaux parfois contradictoires. Si le nombre de transactions continue de baisser depuis plusieurs mois, les prix, eux, ne suivent pas la même trajectoire. D'après les chiffres relayés par Capital, les prix des appartements anciens augmentent dans près de deux tiers des villes françaises de plus de 40 000 habitants.
Le phénomène est encore plus visible dans les grandes agglomérations : 80% des villes de plus de 100 000 habitants enregistrent une hausse des prix sur un an. Une évolution qui s'explique moins par un regain d'activité que par un déséquilibre persistant entre l'offre et la demande.
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En Normandie, des marchés locaux sous tension
La Normandie s'inscrit pleinement dans cette tendance nationale. À Caen, les prix de l'immobilier ancien ont progressé de plus de 10% en un an, positionnant la ville parmi les agglomérations les plus dynamiques du pays en matière de prix. Une évolution portée par une demande soutenue, notamment dans les quartiers historiques, et un nombre de biens disponibles limité.
À Rouen, la situation est comparable. L'attractivité constante de la métropole, conjuguée à une offre restreinte dans l'ancien, entretient une pression durable sur les prix. À l'inverse, Le Havre présente un profil différent : la proportion plus importante de logements récents, liée à l'histoire de la ville, limite pour l'instant les tensions observées ailleurs dans la région.
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Appartements anciens : une offre insuffisante face à une demande stable
Selon l'analyse de Capital, la principale explication de cette hausse réside dans la pénurie de logements anciens, en particulier dans les centres-villes. Les biens disponibles restent rares, ce qui limite les marges de négociation, même lorsque les délais de vente s'allongent.
Dans ce contexte, les vendeurs ne sont pas incités à revoir leurs prix à la baisse. Une situation qui complique l'accès à la propriété pour les ménages disposant d'un apport limité.
Les maisons anciennes également concernées par la hausse
Les maisons n'échappent pas à cette dynamique. Dans 66% des grandes métropoles françaises, les prix des maisons anciennes sont en hausse. Dans quatre villes sur dix, l'augmentation dépasse même les 3% sur un an, et atteint parfois plus de 5%.
Comme pour les appartements, les maisons situées en centre-ville ou à proximité immédiate restent les plus recherchées. Leur rareté contribue mécaniquement à la progression des prix, malgré un contexte économique encore incertain.
Des taux de crédit plus stables, sans effet immédiat sur les prix
Après deux années marquées par de fortes hausses, les taux de crédit immobilier sur 20 ans se stabilisent désormais autour de 3,3 à 3,5%, selon les courtiers. Une évolution qui redonne un peu de capacité d'emprunt à certains acheteurs et permet au marché de l'ancien de se maintenir.
Pour autant, cette stabilisation ne suffit pas à détendre les prix dans les grandes villes normandes. Tant que l'offre restera inférieure à la demande, le marché devrait conserver cette physionomie : moins de transactions, mais des prix qui résistent, voire progressent localement.
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