Le 11 juin 1994, à Gruchet-le-Valasse, en Seine-Maritime, la vie d'Emilie Tanay, âgée de neuf ans, bascule brutalement. Invitée pour le week-end chez des proches de sa famille, la fillette tombe gravement malade après avoir pris son antibiotique, de la Josacine, avant de décéder quelques heures plus tard.
Rapidement, les enquêteurs découvrent la présence de cyanure dans le flacon du médicament. L'affaire prend alors une ampleur nationale. Ce qui semblait être un drame médical devient l'un des faits divers judiciaires les plus complexes des années 1990, profondément ancré dans la mémoire collective normande.
Une affaire judiciaire aux multiples rebondissements
Au cœur de l'enquête, un homme est accusé d'avoir volontairement empoisonné le médicament, dans un contexte mêlant relations personnelles et soupçons de préméditation. En 1997, il est condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour empoisonnement.
Depuis, l'affaire n'a jamais cessé de faire débat. Plusieurs demandes de révision ont été déposées au fil des années, s'appuyant notamment sur de nouvelles expertises toxicologiques et sur la chronologie des symptômes observés chez l'enfant. La dernière requête, examinée en 2024, a toutefois été rejetée par la justice, relançant une nouvelle fois les discussions autour de ce dossier hors norme.
"Pour Emma", un téléfilm inspiré du drame diffusé sur M6
C'est ce fait divers glaçant que la chaîne M6 a choisi d'adapter dans le téléfilm Pour Emma. La fiction, librement inspirée de l'affaire de la Josacine empoisonnée, sera diffusée le mardi 3 février 2026 à 21h10.
L'actrice Julie de Bona y incarne une mère confrontée à l'impensable après l'effondrement brutal de sa fille, peu après la prise d'un médicament. Le récit se concentre sur le choc, l'incompréhension et la spirale judiciaire qui suit le drame, sans prétendre reconstituer fidèlement chaque élément de l'affaire réelle.
Un regard fictionnel sur un drame toujours sensible
Réalisé par Ionut Teianu, le téléfilm adopte un angle émotionnel assumé, centré sur les proches de l'enfant et sur l'impact durable du drame. Plus qu'une reconstitution judiciaire, Pour Emma propose une réflexion sur la perte d'un enfant, le doute et la quête de vérité.
Plus de trente ans après les faits, l'affaire de la Josacine empoisonnée demeure l'un des faits divers les plus marquants de Normandie, régulièrement évoqué dans les médias, les livres et désormais à la télévision. Sa diffusion en prime time sur M6 devrait raviver souvenirs et débats, auprès d'un large public.
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