"Le Havre !". Sur l'affiche de campagne, le point d'exclamation de 2014 et 2020 est toujours là, le bateau-feu en arrière-plan aussi. Mercredi 28 janvier, Edouard Philippe lance officiellement la troisième campagne municipale sur son nom, "la cinquième" de sa vie politique corrige-t-il, lui qui est entré au conseil municipal en 2001. "Il faut y voir une forme de continuité, d'enracinement au Havre, d'envie de continuer à transformer cette ville" poursuit le maire sortant, âgé de 55 ans, par ailleurs président du mouvement Horizons.
Comme un air de déjà vu : le décor, la typographie et le nom de la liste seront les mêmes qu'en 2014 et 2020. - Célia Caradec
Transformer le centre ancien
Parmi les priorités d'Edouard Philippe, qui seront dévoilées précisément le mercredi 4 février, "l'éducation, la santé, la sécurité et le développement durable, c'est-à-dire l'adaptation de la ville aux transformations climatiques". La transformation urbaine, aussi. Après le quartier Danton, dont le visage s'est transformé ces dix dernières années, "on aura une intervention très lourde dans le centre ancien est, c'est-à-dire la partie de la ville qui va du cours de la République jusqu'au square Massillon".
Edouard Philippe
Le secteur des Magasins Généraux va lui aussi être transformé, même si la plupart des voies appartiennent à des copropriétés. "Notre objectif, c'est de conserver les bâtiments en briques, mais de construire un énorme parc et des logements, au sud, de façon à poursuivre la dynamique des Docks et permettre à un grand nombre de Havrais de bénéficier des services que l'on trouve dans le centre-ville ou pas très loin".
D'une campagne à l'autre
Edouard Philippe sera "pleinement candidat aux élections municipales"… Malgré des ambitions nationales, puisqu'il est aussi candidat à la prochaine élection présidentielle, programmée en 2027. "J'ai dit les choses clairement : je suis maire du Havre, je veux continuer à l'être. Depuis 2020, j'ai refusé toutes les propositions qui m'étaient faites à Paris pour de nouvelles fonctions politiques, parce que je voulais continuer à m'occuper de la ville." Comment, dès lors, mener de front un mandat de maire et une campagne pour l'Elysée, s'il est réélu ? Pour répondre à cette question - et aux attaques de ses adversaires sur ce point - le maire convoque son mentor, Antoine Rufenacht, son prédécesseur à la mairie. "Après sa réélection en 2001, il est devenu directeur de campagne de Jacques Chirac en 2002. Pendant quelques mois, il a passé la main à sa première adjointe, Agathe Cahierre, qui a mis en place le programme sur lequel Antoine Rufenacht avait été élu."
Et s'il gagne en 2027 ?
Et en cas de victoire en 2027 ? "Soit je gagne, et j'ai du mal à penser que ce serait une mauvaise nouvelle pour Le Havre, soit je perds et je serai maire du Havre", tranche Edouard Philippe, citant l'exemple de la création d'Haropa, quand il était à Matignon : "Sur ce dossier, cela a un peu aidé".
Edouard Philippe
Quant à savoir qui pourrait le remplacer… Le maire candidat ne dit rien d'un éventuel dauphin, se contentant de rappeler que lui-même ne fut jamais le premier adjoint d'Antoine Rufenacht, à qui il a succédé en 2010 dans le fauteuil de maire. "Il y aura sur la liste, en plus de Jean Baptiste Gastinne (actuel premier adjoint qui fut maire de 2019 à 2020, N.D.L.R), d'autres personnes qui sont extrêmement compétentes. Et c'est cette équipe qui compte." La liste Le Havre !, en partie renouvelée, sera présentée mercredi 11 février.
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