Son équipe avait choisi Don't stop me now, de Queen, pour conclure son meeting. Jeudi 15 janvier, au Magic Mirrors du Havre, Jean-Paul Lecoq a lancé sa campagne pour les élections municipales des dimanches 15 et 22 mars. Enfin, serait-on tenté d'écrire, tant le nom du député communiste, âgé de 67 ans, était murmuré depuis des mois, en marge des forums citoyens du Front populaire havrais. Ce groupe de sept organisations de gauche*, dont le PCF, son parti, mais aussi le Parti socialiste et Les Ecologistes, se dit convaincu d'une nécessaire union dès le 1er tour… Qui n'avait pas pu se faire en 2020.
Un rassemblement plus large ?
"Nous avons privilégié la qualité du rassemblement avant de s'accorder un nom, indique l'ancien maire de Gonfreville-L'Orcher, c'est une belle dynamique qui s'est créée. Il y a une volonté de changement très forte dans notre ville et les forces politiques n'ont pas le droit de ne pas y répondre." Pour l'heure, cependant, La France insoumise ne s'est pas jointe à ce projet, intitulé Mieux vivre ensemble au Havre, préférant présenter sa propre tête de liste. "Je n'ai pas de regret… Car je pense que l'union est toujours possible ! affirme Jean-Paul Lecoq, notre liste reste ouverte, à tout moment ils peuvent nous rejoindre et ce sera toujours mieux avant le premier tour." Un message qui s'adresse autant à LFI qu'aux mouvements citoyens Le Havre en débat et Le Havre est à vous, qui ont aussi annoncé constituer des listes.
Jean-Paul Lecoq : un élargissement du rassemblement toujours possible ?
Le citoyen, Jean-Paul Lecoq assure qu'il sera justement au centre de sa politique municipale, s'il est élu. Cela passera notamment par les Fabriques (maisons de quartier havraises), rebaptisées les "maisons des habitants" : "Nous voulons prendre le pouvoir pour le rendre aux gens."
Jean-Paul Lecoq : le citoyen au cœur de la politique
Santé, transports, éducation…
Côté santé, Jean-Paul Lecoq plaide pour la création de centres de santé municipaux, avec des médecins salariés. La gauche entend aussi expérimenter la gratuité des transports en commun, "par étapes". La sécurité - il préfère dire "tranquillité publique" - sera "un thème obligatoire" selon le candidat pour qui il faudra "adapter les effectifs de policiers municipaux, de médiateurs de quartiers, d'éducateurs de rue" et "être aux côtés des services de l'Etat" dans la lutte contre le narcotrafic. L'éducation ou la place de l'animal en ville seront aussi mises en avant.
En 2020, Jean-Paul Lecoq avait atteint le second tour, totalisant 41 % des voix contre 59 % pour Edouard Philippe, alors encore Premier ministre. Six inscrits sur dix n'avaient pas voté, au second tour, lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19.
*PCF, PS, Les Ecologistes, L'Après, Place Publique, Génération. s, L'Engagement
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