Dans Entre chiens et loups, dernière création de la compagnie Théâtre du centaure, l'homme et l'animal font corps : une expérience sensorielle unique à découvrir au Cirque-théâtre d'Elbeuf dont nous parle Camille, interprète et auteure.
Quelle est la spécificité de la compagnie ?
"Elle rassemble une dizaine d'humains et autant de chevaux qui évoluent ensemble. Le Théâtre du centaure donne vie à des centaures, des créatures imaginaires mi-homme/mi-cheval. C'est l'utopie d'une symbiose entre l'homme et l'animal. Entre chiens et loups, créé il y a un an, est un projet qui s'est développé autour de la danse sur une partition uniquement musicale. Il n'y a pas de texte dans ce spectacle. Tout est basé sur le lien fusionnel entre l'animal et l'homme."
Qui sont les centaures ?
"Manolo, moi et nos quatre chevaux. Nous ne donnons pas nos noms de famille car nous ne sommes complets qu'avec nos chevaux. Nous formons ensemble une famille, un groupe, presque un troupeau. Nos chevaux sont deux ibériques et deux frisons. Ils forment une sorte de marée noire avec cet autre centaure à trois pattes qu'est le piano à queue dont la présence est telle qu'il devient un personnage à part entière."
D'où vient ce titre ?
"Nous avions répondu à une commande du Théâtre de la mer à Sète et nous devions nous produire sur la plage au crépuscule, d'où ce titre. Mais ce titre évoque aussi bien la frontière entre le jour et la nuit, que celle entre l'animal domestique et l'animal sauvage ou entre l'animal et l'homme. Nous voulions créer des jonctions entre l'homme et l'animal. Le spectacle est une ode au vivant."
Comment la partition a-t-elle été conçue ?
"La compositrice Agathe Di Piro est aussi cavalière. Elle connaît bien les chevaux et le pas, le trot, le galop, c'est déjà de la musique. Sa musique est en symbiose avec le rythme de l'animal et son émotion. L'instrument et l'animal respirent ensemble. Nos chevaux sont très sensibles au son, on peut presque dire qu'ils ont l'oreille musicale. Il y a une telle connexion entre le mouvement et le son qu'on ne sait plus si c'est la musique qui dirige, le cavalier ou l'animal. La bande-son imaginée par le chanteur marocain Walid Ben Selim qui accompagne le piano souligne encore plus ce trouble."
Pourquoi un tel succès ?
"Le spectacle n'a qu'un an d'ancienneté mais il a déjà été joué plus de 60 fois. Je pense que ce qui fait son succès, c'est sa puissance émotionnelle, son universalité et sa grande poésie."
Pratique. Du 16 au 18 janvier au Cirque-théâtre d'Elbeuf. Tarifs : 5 à 26€. cirquetheatre-elbeuf.com.
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