Klaxons hurlants, une vingtaine de tracteurs et une cinquantaine d'agriculteurs de la Coordination rurale se sont rendus chez Metro, pour une opération de contrôle de la provenance des produits, jeudi 15 janvier, à Sotteville-lès-Rouen. Le syndicat est toujours vent debout contre la signature imminente du traité entre l'Union européenne et les pays du Mercosur, qu'il juge comme une concurrence déloyale.
Les agriculteurs de la coordination rurale de Seine-Maritime ont mené une opérarion de contrôle de la provenance des produits chez Metro à Sotteville-lès-Rouen. #MercosurUE pic.twitter.com/5owITdmchk
— Tendance Ouest 76 (@Tendanceouest76) January 15, 2026
Direction le rayon frais, à peine arrivé chez le grossiste. "Cette viande est de Nouvelle-Zélande, celle-là d'Espagne, ce carré d'agneau du Royaume-Uni", lance un éleveur. "Cette côte de bœuf est du pays Bas, alors qu'on en a plein ! C'est inadmissible", répond un autre.
Les agriculteurs ont "contrôlé" chaque produit au rayon frais.
Une "taxe agricole" au rond-point des Vaches
C'est pour alerter sur la provenance de ces produits que les agriculteurs ont choisi de mener cette action, car tous ne sont pas soumis aux mêmes normes que celles qu'ils rencontrent en France. "Ce qu'on veut, c'est être sur un pied d'égalité. On n'a pas les mêmes normes ! On veut que l'agriculture française continue à produire de la qualité, mais il faut que ce soit équilibré dans la balance, sinon, ça ne peut pas marcher", s'agace Dorian Havé, éleveur à Sainte-Croix-sur-Buchy.
Des préoccupations qui ont été partagées dans le calme avec le responsable du grossiste. Des étiquettes ont tout de même symboliquement été posées sur les produits étrangers avec la mention "nuit gravement à l'agriculture française".
Des étiquettes ont été posées sur les produits en provenance de l'étranger.
En fin d'après-midi, à l'heure de pointe, les agriculteurs mobilisés ont pris la direction du rond-point des Vaches, à Saint-Etienne-du-Rouvray, où ils ont mis en place un barrage filtrant. Là encore, ils ont contrôlé l'origine des produits dans les camions frigorifiques. "On fait ce qu'on appelle la taxe agricole. Quand la provenance ne nous plaît pas, on saisit quelques cartons pour montrer que l'on n'est pas d'accord", conclut Dorian Havé.
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