Ils étaient une centaine d'agriculteurs rassemblés mercredi 14 janvier à la frontière de la Mayenne et de l'Ille-et-Vilaine. La FDSEA et les Jeunes agriculteurs étaient mobilisés au péage de La Gravelle sur l'A81 dans les deux sens de circulation, vers Rennes et vers Paris, ainsi que sur le rond-point d'entrée et de sortie de l'autoroute.
Les syndicats ont réalisé un contrôle des camions transportant des produits alimentaires pour "dire stop à la concurrence déloyale", qui serait accentuée avec l'accord du Mercosur.
Les camions étaient aussi contrôlés à l'entrée et la sortie de l'autoroute. - Simon Lebaron
"On n'accepte pas qu'on remplace notre production par une autre, même européenne"
La consigne était donnée de contrôler les camions frigorifiques et leurs marchandises, sans les vider ou détruire les produits. Nombreux camions français et étrangers ont été déviés par les agriculteurs pour effectuer les vérifications.
La FDSEA et les Jeunes agriculteurs ont contrôlé les camions transportant des produits alimentaires. - Simon Lebaron
L'un venait de Lactalis à Laval et se dirigeait vers l'ouest. Une partie de sa marchandise était française, mais le lait de certains produits, et fromages notamment, était d'origine Union européenne. "Ce n'est pas du lait français alors qu'on a bien assez de lait en France pour transformer les produits laitiers", explique Mickaël Guilloux, secrétaire général de la FDSEA Mayenne.
Produits laitiers et autres marchandises étaient contrôlés pour connaître leur origine. - Simon Lebaron
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"Ce n'est pas un produit frauduleux, mais c'est un produit qui n'est pas fait avec du lait d'origine française. Aujourd'hui, notre problème c'est que la production française diminue tous les jours. Donc on ne peut pas accepter qu'on remplace notre production par une autre même si elle est en Europe", poursuit-il.
Produits laitiers et autres marchandises étaient contrôlés pour connaître leur origine. - Simon Lebaron
"Si nos responsables politiques et industriels veulent encore avoir une agriculture en France, il va falloir utiliser les produits et les payer justement", conclut Mickaël Guilloux. Les camions qui ne transportaient pas en majorité des produits français ou qui ne voulaient pas ouvrir leur chargement sont restés bloqués plusieurs heures.
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