En 2025, la Manche compte 125 000 licenciés dans des clubs sportifs. Cela représente un quart (26%) de la population. Ce taux est le plus élevé de la région Normandie. "Avec 26%, la Manche est le département qui a le plus de licenciés en proportion du nombre d'habitants en Normandie", souligne Eric Morin, président du Comité départemental olympique et sportif (CDOS) de la Manche.
Un département sportif
"On peut faire un petit cocorico normand. On constate une hausse du nombre de nos licenciés. Nous étions environ 115 000 en 2024 et nous sommes au-delà de 125 000 en 2025. Nous sommes à 26% de personnes titulaires d'une licence, dans toutes les fédérations", détaille-t-il. Le football et la gymnastique sont les sports qui attirent le plus. Le sport le plus confidentiel est le hockey sur glace, avec six licenciés. Il y a parmi eux Jean-Paul Leplumey, qui a de grandes chances d'aller aux prochains JO d'hiver en para-hockey. Pour sa première année de présidence du CDOS, Eric Morin a visité de nombreux comités et note une véritable vitalité des clubs pour permettre la pratique sportive au plus grand nombre, aussi bien dans le Cotentin que dans le centre ou sud-Manche.
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La crainte des baisses de subventions
2025 et 2026 sont deux années où le mouvement sportif craint des baisses de subvention. "Ce serait une baisse des aides, des accompagnements auprès des familles surtout. Quand des familles se retrouvent à devoir investir 200€ ou 250€ entre la licence, la tenue, l'adhésion au club… Si elles souhaitent offrir à leurs enfants, deux ou trois sports, il y en a certaines qui seront amenées à se restreindre, et c'est ce que nous craignons. Pour le moment, ces baisses qui étaient annoncées n'ont pas encore eu lieu et nous souhaitons qu'elles n'aient pas lieu, bien sûr", explique le président du CDOS.
Mettre les jeunes en activité
Il estime que sauvegarder les clubs en va de la santé publique. "C'est pour nos jeunes, c'est l'avenir de nos jeunes. Il faut bien avoir conscience que nos jeunes, à l'heure actuelle, passent beaucoup trop de temps devant les écrans. C'est plus de 4h30 par jour, je dis bien par jour, devant les écrans. L'activité en moyenne pour les jeunes est de moins de 20 minutes par jour d'activité physique. C'est très peu. C'est une bombe à retardement pour les générations à venir. Il faut absolument qu'on lutte contre ça, il faut absolument qu'on offre à nos jeunes davantage de pratique sportive", conclut Eric Morin.
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