La route est encore longue. Mais Luka Scelles, 14 ans, jeune pilote de l'agglo de Rouen, a déjà montré des performances plus que prometteuses en karting. Sa dernière saison au sein de l'équipe Victory Lane, avec une cinquième place au championnat d'Europe et une belle participation au championnat du monde, lui a permis d'être repéré, ce qui est crucial dans ce sport. En octobre, il signe un contrat avec The Grid, un manager qui doit gérer son image et qui suit des pilotes comme Pierre Gasly ou Isack Hadjar, aujourd'hui tous les deux en Formule 1. D'un calme déconcertant, le jeune homme garde bien les pieds sur terre. "C'est ma saison la plus importante cette année. Il me faut de bons résultats pour me faire repérer et avoir une bonne équipe en F4", indique-t-il. Car si la saison se déroule comme il l'espère, il passera donc du karting à la monoplace dès l'an prochain. Red Bull lui a déjà permis de passer des tests au Portugal sur une F4. Et lui qui n'avait jamais utilisé un embrayage a fini, au fil des tours, par signer le meilleur temps des jeunes qui étaient invités. "Il faut savoir vite s'adapter et être rapide tout de suite, il a montré un certain talent", confirme son père Nicolas Scelles. C'est sans doute lui qui lui a transmis le virus du karting qui circule dans la famille. Les parents de Luka se sont d'ailleurs rencontrés sur un circuit et ont acheté une piste. "On a freiné un peu son engouement pour faire de la compétition au départ, et puis on a fini par céder", indique Nicolas Scelles, qui suit son fils dans toutes ses courses aux quatre coins de l'Europe. Un engagement pour toute la famille, en temps et en argent. "On part pour le mercredi, on revient le dimanche. Les petites sœurs ne voient pas leur frère et leur papa. Ce n'est pas facile mais on aime ça."
"J'ai 15 de moyenne, ça suffit à ma mère !"
Luka doit aussi cumuler les entraînements et la compétition avec l'école. Il suit un cursus classique au collège et est accompagné par un professeur particulier qui l'aide à rattraper ses absences. "J'ai 15 de moyenne, ça suffit à ma mère donc c'est le principal", lâche le jeune adolescent dans un sourire. Son modèle ? Un septuple champion du monde de Formule 1. "J'ai envie de devenir comme Lewis Hamilton", indique Luka, qui suit de près aussi les performances des Français Pierre Gasly ou Isack Hadjar, qui ont le même manager que lui. De quoi être inspiré même si le chemin reste semé d'embûches. La saison de karting reprend dès dimanche 25 janvier en Italie, puis il faudra gérer la délicate transition vers la monoplace, avec une seule boussole. "Il faut performer. Si on ne performe plus, on n'est plus regardé et c'est terminé", rappelle son père. Pour l'instant, les feux sont au vert et Luka Scelles file plein gaz vers sa carrière de rêve.
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