"Il y a une chance historique à Cherbourg de faire basculer la ville." Quelques minutes avant de rencontrer ses militants, Bruno Retailleau donne le ton. L'ancien ministre de l'Intérieur et chef des Républicains assistait au premier meeting de campagne de Camille Margueritte à la salle Pierre Montecot, à Cherbourg-en-Cotentin, jeudi 22 janvier. Il n'était pas le seul : près de 400 personnes ont assisté à la rencontre. "Je suis venu parce que c'est une femme, j'aime son engagement, sa personnalité, et surtout je veux que cela change", explique l'ancienne coiffeuse Véronique Holé dans le public. C'est donc dans une ambiance survoltée que Camille Margueritte a commencé son discours. "Il ne sera pas parfait, mais en tout cas c'est le mien", explique la candidate. Elle et ses soutiens ont fait de multiples références à la "polémique" sur la proximité du discours du meeting de Benoît Arrivé et celui de la maire de Nantes. La candidate d'opposition est revenue sur les thèmes principaux de son programme : porter les effectifs de la police municipale jusqu'à 42 agents, installation de 80 caméras de surveillance, heure de stationnement gratuite à proximité des commerces, plus de prévention pour les grossesses à l'hôpital. Elle a aussi évoqué les chantiers qu'elle veut mettre en place : le parking de la gare, transformation de la salle des fêtes en marché couvert…
Bruno Retailleau a abordé la question sécuritaire, en comparant la trajectoire de Nantes à celle de Cherbourg. - Julien Rojo
"L'insécurité n'est pas une fatalité"
Son intervention a été suivie par d'autres personnalités de la droite et du centre : son mari le sénateur David Margueritte, la sénatrice Béatrice Gosselin, le président de la Région Hervé Morin et Bruno Retailleau. Le Républicain est revenu sur sa thématique favorite : "La priorité de tous les Français, c'est la priorité sécuritaire. La sécurité, c'est la liberté évidemment." Le Vendéen a fait la comparaison avec Nantes, ville qui aurait été tranquille autrefois et qui aujourd'hui serait gangrenée par le trafic de stupéfiants. "L'insécurité n'est pas une fatalité, mais il faut des maires qui s'engagent", a poursuivi le sénateur. Il a aussi appelé à plus de policiers municipaux, un marché de Noël avec une crèche et la construction d'une grande salle de spectacle à Cherbourg-en-Cotentin. "Dans une ville de droite, on ne transige pas avec le délire wokiste", a lancé Bruno Retailleau. Le meeting s'est conclu avec une Marseillaise chantée par Camille Margueritte et ses soutiens.
Hervé Morin, Bruno Retailleau, David Margueritte ont tous appelé à voter pour Camille Margueritte. - Julien Rojo
Tout le monde n'était d'accord avec cette venue de Bruno Retailleau. Une cinquantaine de manifestants syndicaux protestaient à l'extérieur de la salle au début du meeting. Le Parti socialiste, qui soutient le maire sortant Benoît Arrivé, dénonce par communiqué "un discours anxiogène hors-sol, déconnecté des faits, et totalement indifférent aux spécificités du territoire".
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