C'est une situation quasi inédite à Rouen. Une large partie de la gauche, Parti socialiste, Europe écologie les verts, parti communiste, Place publique ou l'Eveil citoyen, part rassemblée sur une liste commune dès le premier tour des élections municipales. La liste est conduite par le maire sortant, le socialiste Nicolas Mayer-Rossignol. "Il y a quelque chose de fondamental qui nous rassemble, c'est le combat contre l'extrême droite et la droite extrême parce qu'il y a une dérive d'une partie de la droite", indique le maire.
Force est de constater que l'on a besoin de s'unir
Pas question de prendre le risque de partir divisés au premier tour, comme c'était la coutume, avant de se rassembler dans l'entre-deux tours. "Aujourd'hui, il faut être honnête, la situation pour le combat des écologistes est compliquée, donc force est de constater que l'on a besoin de s'unir pour être plus forts", renforce Jean-Michel Bérégovoy, qui portait la candidature des écologistes avant d'annoncer son ralliement, jeudi 15 janvier. D'abord très critique sur "certains projets dispendieux" ou la méthode de gouvernance, il indique avoir obtenu des garanties notamment : un moratoire sur l'accueil des paquebots de croisière, une priorité vers l'agrandissement du stade Diochon plutôt qu'un nouveau stade ou encore des adaptations du futur centre des congrès pour qu'il serve aussi à la culture et aux associations locales. "S'allier, ce n'est pas s'aligner, c'est débattre en permanence", insiste l'élu, déjà dans l'exécutif actuel.
Une union sans les Insoumis
Pour le parti communiste, la recherche de l'union était la clé. "On appelle même à une union encore plus large de tous les partis de gauche", précise Clémentine le Duey, cheffe de file des municipales pour les communistes de Rouen, car "on est d'accord sur la majorité des choses". Les communistes entendent défendre les questions de santé, avec la création d'une maison de santé avec des médecins salariés, mais souhaitent aussi étendre la gratuité des transports en commun de la métropole, notamment pour les moins de 26 ans.
L'union s'arrête à la France insoumise, qui part de son côté derrière la candidature de Maxime Da Silva. "La liste Faire mieux à Rouen est désormais la seule alternative à gauche", indique-t-il, dénonçant au passage cette union comme "l'opportunisme d'une poignée de barons locaux inquiets de leur place".
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