Un homme était jugé jeudi 8 janvier au tribunal judiciaire. Il lui était reproché d'avoir abusé de la confiance de son employeur et de clients, et d'avoir contrefait des chèques, de juin à octobre 2017 dans le Calvados et l'Orne. Quinze victimes sont concernées.
Un chèque sans ordre
Tout commence par des réclamations effectuées par des clients, car les travaux signés ne commencent pas. Après recherche, il s'avère que des chèques sont encaissés directement par le commercial de l'entreprise. Une plainte est déposée par la société Bplast le 25 novembre 2017. Après enquête, on s'aperçoit que le prévenu a mis son nom sur plusieurs chèques. L'homme explique qu'il avait créé en 2015 une société à son nom qui était en difficulté. Alors, il demandait aux clients de ne pas inscrire l'ordre car "il avait un cachet de son employeur resté dans sa voiture". Ensuite, il les mettait sur son propre compte pour le renflouer.
"J'avais des dettes colossales"
Il proposait également du travail au noir de maçonnerie pour les personnes qui en avaient besoin. Il demandait alors deux chèques distincts. Bplast a géré en interne la situation en honorant tous les travaux commandés.
A la barre, le prévenu confirme les faits. Sa propre société était en liquidation judiciaire. "J'avais des dettes colossales, mais je pensais pouvoir rembourser les acomptes versés", avoue-t-il. N'ayant plus d'argent, il a dû vendre sa maison. Depuis 2024 il travaille pour une grosse entreprise en CDI.
Prison avec sursis
Bplast s'est porté partie civile et deux victimes demandent des dédommagements pour préjudice moral. Elles seront déboutées. L'avocat de l'employeur dit que les travaux ne commençaient pas faute de paiement. Il demande le remboursement de 16 399,79€. Pour le procureur, le prévenu a "feinté" les clients. Il ne s'est pas soucié des dommages de son employeur. Pour la défense, son client reconnaît les faits. Il souhaite rembourser, mais demande une peine adaptée à sa situation actuelle.
Après délibéré, l'homme est relaxé pour la contrefaçon des chèques mais condamné pour le reste à 4 mois de prison avec sursis probatoire pendant 2 ans, obligation de travail. Il devra verser 16 566,59€ à son employeur et 1 200€ pour frais d'avocat.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.