Elle est considérée comme l'une des plus vieilles cathédrales de France. Avec plusieurs siècles d'histoire, Notre-Dame de Rouen renferme évidemment de nombreux secrets. La cathédrale de Rouen, c'est avant tout un patrimoine vivant. Le monument a beaucoup évolué au gré des techniques de construction, des modes architecturales et des incendies qui ont refaçonné son aspect.
Ici, les contours de la cathédrale romane autour de laquelle s'est construite l'actuelle cathédrale gothique. Ni la flèche, ni la tour Saint-Romain et la tour de Beurre n'étaient encore construites.
De nombreuses curiosités
Derrière les murs gothiques que tout le monde connaît se cachent les vestiges de la cathédrale romane. Le baptistère de la cathédrale (1), aujourd'hui inaccessible au public sauf dans le cadre de visites guidées, représente bien cette transition. "La fin du roman c'est le début du gothique", explique Benjamin Blanchard, guide conférencier à l'office de tourisme de Rouen, chargé des visites "cathédrale insolite". En effet, bien que le style gothique y soit très présent certains éléments d'architecture évoquent clairement la période romane. Parmi les autres curiosités du monument qui rappellent l'existence de cette cathédrale romane, une crypte, redécouverte à la fin du XIXe siècle, sous le chœur de la cathédrale à environ 1m20. On y accède par la chapelle anciennement du Saint-Esprit. Des messes intimistes y étaient données, en présence parfois de personnes renommées.
Située sous le chœur de l'ancienne cathédrale dont elle épouse les formes, la crypte romane a été découverte lors de fouilles archéologiques menées au début du XIXe siècle. Des messes plus intimistes y étaient données.
Agrandie au début du XIVe siècle à l'aide de terres de l'archevêché de Rouen, la chapelle rayonnante de la Vierge est la plus grande chapelle de la cathédrale. Elle est dite axiale car faisant face à l'entrée dans le prolongement de la nef et du chœur. "C'est quasiment la taille d'une chapelle de campagne", lance Benjamin Blanchard. Très exploité au Moyen-Age, le fer y est très présent, des murs jusqu'aux vitraux. La chapelle de la Vierge a cette particularité d'accueillir les tombeaux de nombreux archevêques de Rouen comme Georges Ier d'Amboise et son neveu Georges II dont le magnifique tombeau commun garni d'ornements fait face au tableau de la Vierge, l'Adoration des bergers de Philippe de Champaigne, le portraitiste officiel de Richelieu. Ce dernier est l'élément central du grand retable de Jean Racine construit au XVIIe siècle et installé au fond de la cathédrale.
A l'image du baptistère gothique ou de la crypte romane, la chapelle de la Sainte-Vierge n'est accessible au public que sur inscription à l'office de tourisme via les visites "cathédrale insolite". Pour aller plus loin rendez-vous donc sur visiterouen.com pour réserver un créneau.
Elle est nichée au bout du monument dans le prolongement géométrique de la nef et du chœur comme pour symboliser l'assomption de la Vierge Marie consacrée dans un magnifique retable.
En plus du retable doré de Jean Racine, la chapelle de la Vierge accueille les tombeaux des archevêques de Rouen dont celui de Georges d'Amboise et de son neveu Georges II, garni d'ornements et de symboles.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.