Un chiffre ressort de la tempête Goretti. C'est le pic des rafales à 216km/h enregistrées dans le Val-de-Saire, entre Cherbourg et Saint-Vaast-La-Hougue. C'est le secteur de Gatteville-le-Phare et de Barfleur qui a détenu pendant une bonne partie de la nuit du 8 janvier le record de vitesse à 213km/h. Sur place, les dégâts se font rares, hormis quelques arbres tombés ou un trampoline renversé.
Une caravane, utilisée par des ouvriers agricoles, a été renversée près de l'aéroport par le vent. - Julien Rojo
Samuel Vaquez tient la boulangerie Maison Victoire à Gatteville. Il est resté toute la nuit dans son établissement à préparer des baguettes, malgré les coupures d'électricité et d'eau. "Les murs ont tremblé un peu, mais les dégâts ne sont pas énormes face à la force du vent", détaille cet artisan.
Samuel Vaquez a veillé toute la nuit dans sa boulangerie à Gatteville-le-Phare. - Julien Rojo
"Ma serre s'est envolée"
Plusieurs curieux ont aussi bravé les vents qui secouaient encore la côte pour se rendre au phare de Gatteville. L'édifice reste immobile et solide, même après avoir été au cœur des rafales. "On vient se promener et constater les dégâts", révèle un cycliste. Stéphane se balade avec son chien pour se changer les idées après une nuit agitée. "J'ai eu beaucoup de mal à dormir, ma serre s'est envolée. La maison que j'aménage n'avait plus d'électricité, impossible de prendre un livre dans le noir avec une lampe frontale en fin de course", liste ce promeneur.
Quelques curieux se sont rendus au phare de Gatteville. - Julien Rojo
Certaines routes secondaires du Val-de-Saire étaient coupées par des arbres. - Julien Rojo
La nuit a aussi été très longue à Barfleur. Les membres du club de l'Amitié se retrouvent pour partager une après-midi belote et galette. Denise, ancienne agricultrice de 93 ans, s'est couchée… à 6 heures du matin, après que le pic de la tempête est passé. "J'avais peur pour ma toiture, finalement je n'ai que des géraniums renversés", plaisante cette retraitée. La violence de Goretti lui rappelle les tempêtes de 1987. La galette circule entre les amis. "Cela change les idées, avec l'enfer que l'on a eu cette nuit", sourit une autre retraitée, Annie.
Denise, Annie et Jeanine se retrouvent au club de l'Amitié après une nuit venteuse à Barfleur. - Julien Rojo
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