Rouen : il met le feu à sa cellule et menace de mort le personnel pénitentiaire

Un prévenu comparaissait lundi 26 février 2018 devant le Tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime) pour destruction de bien public par moyen dangereux et menaces de mort.

Rouen : il met le feu à sa cellule et menace de mort le personnel pénitentiaire

Le casier judiciaire du prévenu comporte dix-sept mentions pour violences en réunion et vols.

Par Patrick Joliff

Déjà incarcéré pour des faits similaires, Sullivan Lerouilly, 38 ans, persiste dans son comportement agressif et menaçant à l'encontre du personnel pénitentiaire de la Maison d'Arrêt de Rouen (Seine-Maritime). Lundi 26 février 2018, un surveillant de prison constate de la fumée qui s'échappe de la cellule dans laquelle le prévenu est incarcéré. Il s'y rend, mais, craignant un guet-apens compte tenu du profil particulièrement dangereux de l'individu, alerte la sécurité pour demander du renfort. La fumée est épaisse car il a mis le feu à son matelas en mousse et on doit déclencher le dispositif d'extraction de fumée. Le prévenu, quant à lui, est placé en isolement dans le quartier disciplinaire.

Un individu imprévisible

Des précautions particulières sont prises lors de sa mise en isolement tant l'individu, qui a déjà démontré une agressivité patente et proféré des menaces de mort lors d'un délit perpétré dans la même prison, se montre incontrôlable en réitérant de telles menaces. Les surveillants ont toutes les peines du monde pour le menotter. On ne peut que constater un acte délibéré d'entraves à l'action des surveillants.

À son casier judiciaire, dix-sept mentions sont déjà portées pour violences en réunion et vols. Pour la partie civile, "le préjudice moral est certain", et le Ministère Public retient que "les menaces n'ont jamais été feintes". La défense du prévenu souligne que "les faits ne sont pas tous avérés".

À l'audience du lundi 26 février 2018, le Tribunal le relaxe pour les faits de menaces de mort, mais le condamne à vingt-quatre mois de prison dont dix assortis du sursis ainsi qu'à une mise à l'épreuve de deux ans et prononce son maintien en détention.

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