Politique culturelle de la Région Normandie : la réponse d'Hervé Morin

Politique culturelle de la Région Normandie : la réponse d'Hervé Morin

Pour Hervé Morin, la politique culturelle du Conseil régional de Normandie respecte bien l'équilibre des territoires.

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Par : Maxence Gorréguès

Suite à la pétition lancée contre la politique actuelle du président du Conseil régional de Normandie jeudi 8 février 2018, son président, Hervé Morin estime que l'équilibre territorial est bel et bien conservé.

Le président du Conseil régional de Normandie, Hervé Morin, qualifie de "profonde injustice" la pétition lancée jeudi 8 février 2018 par les acteurs du monde artistique en Normandie. Le texte réclame une révision de sa politique culturelle et dénonce un déséquilibre territorial entre Rouen et le reste de la région. Il explique que le budget a augmenté d'un million d'euros et que la région a fait le choix de s'engager sur des projets importants à Rouen, mais aussi ailleurs, comme à l'Institut mémoires de l'édition contemporaine ou pour les travaux du théâtre des Cordes à Caen (Calvados). Il évoque aussi son ambition au Havre : "Nous avons fait en sorte que la Région y soit un acteur de la Scène nationale et nous portons un énorme projet sur le patrimoine nautique."

    • Lire aussi. En Normandie, une pétition du monde culturel contre le "déséquilibre territorial"

300 000 € pour combler un désengagement

Il ne veut pas concentrer le débat sur la subvention de 300 000 € accordée à l'opéra de Rouen. "Nous avons mis cet argent parce que le département de l'Eure s'est désengagé à cette hauteur-là. Et en contrepartie, nous avons réduit notre dotation au musée de Giverny." Il rappelle aussi la disparition voulue des Concerts de la région à Rouen, "qui faisaient venir des personnalités du showbiz parisien pour une fortune, pour au contraire faire en sorte qu'une partie de ce financement aille aux acteurs culturels qui créent sur le territoire."

    • Lire aussi. Culture : "Il y a une Normandie à deux vitesses"

Vers un seul Frac

Au centre des préoccupations également émises par des artistes en Normandie, la fusion des deux Fonds régionaux d'art contemporain de Rouen et Caen demeure un sujet sensible. "Il n'en faudra qu'un seul au cours de l'année 2018, comme pour toutes les structures de Normandie. Il n'y aura plus qu'une seule directrice." Il dénonce à Caen, bien que flambant neuf, un bâtiment pour lequel "le financement n'est pas assuré pour le fonctionnement" et "un manque d'espaces pour la conservation des œuvres que nous achetons au titre du fonds régional d'art contemporain."


Réactions

Marommix

17 février 2018 , 11:29
On pourrait s'interroger sur la survivance des FRAC et juger de leur pertinence en exposant les acquisitions des 20 dernières années. Combien de croûtes qui ne trouveraient même pas preneur en salle des ventes?
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CLERIS Philippe

20 février 2018 , 16:55
Hervé MORIN est coincé entre les raboteurs de Bercy qui obligent les exécutifs régionaux à faire des coupes claires partout où il est possible d'en faire et certains localistes amateurs de clochemerle qui aimeraient bien faire rimer réunification et punition. Il faut servir l'intérêt général normand sur tout le territoire: puisqu'il faut faire des choix pertinents, les associations et institutions culturelles qui n'ont pas la Normandie ou son territoire régional comme objectif de rayonnement sinon comme centre d'intérêt n'ont pas à recevoir une subvention régionale... normande. On peut, en effet, s'interroger sur la pertinence et la qualité des "oeuvres" achetées par le FRAC.
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