Au Havre, le terminal méthanier flottant a largué les amarres en toute discrétion, dans la nuit de mardi 20 à mercredi 21 janvier. Le départ de ce bateau, le Cape Ann, une usine flottante destinée à approvisionner la France en gaz naturel liquéfié, fait suite à une décision de justice rendue par le tribunal administratif de Rouen en octobre 2025. Il contraignait le gouvernement à abroger l'arrêté d'autorisation d'installation de ce terminal gazier, dans un délai de deux mois.
Implanté au fond du port
Une décision qui faisait suite à plusieurs recours déposés par des associations écologistes qui pointaient les risques pour l'environnement et s'interrogeaient sur l'utilité réelle de ce terminal pour l'approvisionnement énergétique français. Greenpeace avait d'ailleurs tagué la coque du Cape Ann, à son arrivée au Havre, en 2023, pour dénoncer son installation tout au fond du port, quai Bougainville, là où étaient stockées précédemment les fondations gravitaires des éoliennes en mer.
L'implantation du terminal méthanier du Havre avait été décidée en 2022, dans le contexte de la guerre en Ukraine et des craintes de pénuries d'énergie. Le bateau n'était plus utilisé depuis des mois. Son exploitant, TotalEnergies, a reconnu auprès de l'Agence France Presse qu'il n'était d'ailleurs "plus aujourd'hui nécessaire" car "les conditions d'approvisionnement en gaz de la France et de l'Europe" sont "désormais stabilisées".
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