La rentrée scolaire approche, comme la reprise des activités sportives dans les clubs rouennais. Un moment idéal pour dresser un bilan un an après les Jeux olympiques de Paris 2024 qui ont suscité un engouement unique pour certaines disciplines. Selon le ministère des Sports, la Fédération française de volley-ball est passée de 108 958 licenciés en 2019 à 155 635 licenciés en 2024, tandis que le basketball a progressé de 516 387 licenciés en 2019 à 615 771 en 2024.
L'effet Lebrun
Le tennis de table est l'une des disciplines qui a le plus profité des JO, avec l'exposition des frères Lebrun, Félix et Alexis. Comme le précise Dominique Fache, président du SPO Rouen tennis de table, "en 2024, les pongistes français ont ramené une médaille de bronze par équipe et en individuel avec Felix Lebrun". Selon la Fédération française, après avoir battu le record du nombre de licenciés en 2023-2024 avec 228 014 adhérents, "nous avons poussé les curseurs en comptabilisant 254 110 licenciés à la fin de la saison 2024-2025". Un constat partagé au SPO de Rouen qui a attiré de nouveaux licenciés même s'il a préféré limiter leur nombre pour "mieux les accueillir", assure Dominique Fache qui compte développer la partie loisirs en organisant des événements tout public.
Dans la ville aux cent clochers, tous les sports des JO n'ont pas attiré un nouveau public. Ce qui ne veut pas dire que la compétition n'a pas eu d'effet positif pour ces disciplines. Exemple avec l'aviron. En termes d'effectif, "nous restons sur une année comparable aux précédentes après les Jeux mais en interne, cela a permis de faire revenir d'anciens rameurs", explique Tom Marlard, manager du club d'aviron de Rouen. "Nous n'avons pas eu de médaille ni de figure emblématique, mais la base de Léry-Poses a accueilli la délégation chinoise. Cela nous a offert une visibilité et permis de participer à l'événement."
Tom Marlard est manager au club d'aviron de Rouen.
De nouveaux inscrits dans les clubs
Dans l'agglomération, après les JO 2024, le volley-ball - la France a été titrée - a connu un regain d'intérêt comme l'a constaté Pierrick Le Balc'h, arbitre et joueur au sein de l'Agglo sud volley-ball 76 (ASVB) et président du comité départemental de volley-ball. Dans le département, une augmentation de 15% de licenciés a été enregistrée. "On a eu une montée dans tous les clubs. A l'ASVB, on a augmenté nos effectifs de 40%", dévoile-t-il. Amaury Morot fait partie de ces nouveaux joueurs : "Je suis à Rouen pour mes études et ça fait trois ans que je veux faire du volley, explique-t-il. Regarder le volley aux JO m'a conforté dans l'idée d'en faire en club."
Le Cercle d'escrime de Rouen profite aussi à plein de l'effet JO. "Avec ma sœur Lisa, on s'est inscrites l'année dernière, raconte Noémie Oudjehani. Je voulais faire des sports de combat mais elle m'a motivée à tester avec elle" car, "en regardant les JO, Lisa a été motivée par ce sport. On voulait quitter l'ambiance individualiste des salles de sport". En athlétisme, le nombre de licenciés est également en hausse comme au Stade sottevillais. "Lorsqu'il y a les Championnats du monde ou les JO et que les résultats sont marquants, on voit qu'il y a un effet sur les plus jeunes entre 4 et 12 ans", confie Vincent Turpin, directeur sportif.
Une question subsiste : les nouveaux licenciés, qui ont profité des JO pour découvrir une discipline, vont-ils poursuivre l'aventure ?
Le top 3 des sports comptant le plus de licenciés en 2024
Si après les JO 2024, certains sports ont connu un regain d'intérêt, d'autres étaient déjà très prisés même avant cet événement en Normandie comme le football, le tennis et l'équitation. Un constat similaire en Seine-Maritime. Explications.
En Normandie, selon l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP), les trois disciplines olympiques qui recensent le plus de licenciés en 2024 sont le football (120 900), le tennis (50 733) et l'équitation (40 954). Un constat identique en Seine-Maritime avec 45 080 licenciés en football, 21 085 pour le tennis et 12 952 pour l'équitation. Selon Bénédicte Ouvry, présidente du Comité départemental olympique et sportif (CDOS) en Seine-Maritime et vice-présidente du Comité régional olympique et sportif (CROS) de Normandie, "on retrouve toujours le football en tête notamment parce que c'est l'un des sports qui est le plus médiatisé" contrairement à l'aviron par exemple. "Dès lors qu'on performe dans une discipline, les jeunes et les moins jeunes s'identifient aux champions", comme pendant les JO 2024 avec Léon Marchand en natation et les frères Lebrun en tennis de table. "Après les JO, il faut aussi pouvoir absorber un nombre important de licenciés qui arrivent", et ce n'est pas toujours possible au niveau des infrastructures.
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