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Caen. [Interview] Charles Fraboulet, finaliste du Meilleur Pâtissier sur M6

Le Caennais (Calvados) Charles Fraboulet est en finale de l'émission Le Meilleur Pâtissier, diffusée mercredi 14 novembre 2018 sur M6.

Caen. [Interview] Charles Fraboulet, finaliste du Meilleur Pâtissier sur M6
Charles en compagnie de Pierre Hermé - Marie ETCHEGOYEN/M6

Charles Fraboulet, un jeune caennais (Calvados) de 23 ans, fait partie des finalistes de la saison 7 de l'émission Le Meilleur Pâtissier. Cet ancien étudiant en médecine revient pour Tendance Ouest sur son aventure.

Tendance Ouest : Vous attendiez-vous à atteindre la finale de l'émission ?

Charles Fraboulet : Très honnêtement, je ne peux pas dire que je m'y attendais. En arrivant sur le tournage, je me souviens m'être dit "Charles, passe déjà la première semaine, ce sera déjà très bien !" Mais ça reste quelque chose que je voulais au fond de moi et je venais clairement dans cette émission pour aller jusqu'en finale.

Vous faisiez partie des plus jeunes de l'émission…

Oui, j'étais cette année le deuxième plus jeune, il y avait Julien qui avait 16 ans. Je crois d'ailleurs que je suis le plus jeune finaliste des sept saisons du Meilleur pâtissier.

Quels ont été les éléments marquants de votre aventure ?

Il y en a eu plusieurs. Évidemment le tablier bleu (qui récompense le meilleur pâtissier chaque semaine, NDLR), c'est un petit trophée qu'on vient tous chercher là-bas, qui est un peu un symbole pour nous qui regardons assidûment l'émission depuis des années. Il y a aussi eu la demi-finale, où ma chérie Ava est venue sur le plateau pendant l'épreuve. Je pense que ça a été le moment le plus marquant pour moi, plus que le tablier bleu.

Qu'avez-vous appris au cours de ces semaines de concours ?

Clairement, je suis devenu un meilleur pâtissier. J'ai appris à gérer mon temps, quelque chose qu'on ne fait pas quand on est chez soi puisque si on rate, on peut recommencer le lendemain, il n'y a aucune pression. Là, il y avait un temps imposé, ça nous pousse dans nos retranchements. J'ai appris aussi à gérer tout ce qui est propreté de mon plan de travail. Il faut être efficace, rapide, donc ça nous apprend la gestion du temps, la gestion de l'espace. On gagne également en technique puisqu'on a des professionnels avec nous tous les jours.

Justement, qu'est-ce que cela représente d'être au quotidien aux côtés de Cyril Lignac, Mercotte et tous ces grands pâtissiers ?

C'est très impressionnant ! Cyril Lignac, c'est quelqu'un de vraiment important pour moi dans le paysage de la pâtisserie. J'étais un peu stressé au départ mais c'est un honneur pour nous d'être dégusté par Cyril Lignac, par Mercotte aussi que j'admirais aussi, et par tous les chefs qui sont passés sous la tente. En demi-finale, j'ai pu rencontrer François Perret, un de mes chefs-pâtissiers préférés. On a une chance vraiment dingue.

Vous avez osé faire un gâteau en forme d'autopsie de Cyril Lignac !

J'étais là pour m'amuser, faire aussi passer un petit peu de moi, de ma personnalité, et j'étais étudiant en médecine, donc c'était sympa pour moi de pouvoir illustrer une autre partie de ma vie. Ça a beaucoup plu aux téléspectateurs, un peu moins à Cyril qui, sur le moment, était dégoûté par le gâteau !

Au fil des semaines, vous avez ressenti un certain engouement des téléspectateurs pour vous ?

Oui, clairement. C'est assez rigolo parce que ça vient doucement. Au départ, on est douze, les gens n'ont pas encore le temps de s'attacher, ils ne savent pas qui ils préfèrent. Au fur et à mesure des semaines, on reçoit de plus en plus de messages sur les réseaux sociaux. Les gens se sentent proches de nous, ils nous voient toutes les semaines, ils ont l'impression de nous connaître. Quand on me rencontre dans la rue, c'est "Oh pardon, je te parle comme si je te connaissais, mais je te vois toutes les semaines !" C'est très rigolo !

Comment vivez-vous cette nouvelle célébrité ?

C'est très sympa. Il y a beaucoup de monde qui nous envoie énormément de positif tous les jours. Ça nous encourage dans nos projets pour préparer l'après-Meilleur pâtissier. Je reçois aussi quelques messages pas très sympathiques, mais c'est le jeu…

Charles confectionne un apple pie - Jean Philippe ROBIN / M6

D'où tenez-vous cette passion pour la pâtisserie ?

Ce n'est pas quelque chose de très vieux pour moi. C'est venu il y a quatre ans, au début de nos études de médecine. Ava, ma compagne, se débrouillait bien en pâtisserie et me faisait de bons gâteaux. J'avais envie de faire comme elle et elle m'a appris quelques astuces. On regardait Le Meilleur pâtissier et on s'est dit "Tiens, si on s'entraînait pour progresser un peu comme eux ?" Année après année, on a bien progressé !

Vous étiez donc face à des candidats bien plus expérimentés.

J'arrivais, je pense, avec le moins d'expérience. Les autres pâtissaient plus que moi, plus souvent. Avec les études de médecine, je vous laisse bien imaginer que je n'avais pas beaucoup de temps, je pâtissais peut-être une fois toutes les deux ou trois semaines. Je crois que j'ai fait plus de gâteaux pendant l'émission que je n'en avais fait avant de m'inscrire !

Votre compagne, Ava, a également tenté de participer à l'émission.

J'avais envoyé ma candidature, et comme je parlais beaucoup d'elle pendant les interviews, ils m'ont demandé qu'elle se présente, pour tenter d'avoir un couple dans l'émission. Elle a donc passé toutes les étapes, comme moi. Il faut savoir qu'on est 6 000 candidats au départ, et 40 lors de la dernière épreuve. L'équipe du casting présente 16 candidats à M6, qui en choisit 12. Il y avait Ava et moi dans les 16, mais M6 recherchait un garçon et ne voulait pas malheureusement pas d'un couple dans l'émission.

Parlons de l'après-Meilleur pâtissier. Vous avez arrêté vos études de médecine ?

Oui. J'étais en quatrième année et je me disais depuis un an que tout ne m'allait pas. Je ne comblais pas toutes les facettes de ma personnalité. J'avais besoin de plus de création, de liberté, et je cherchais un moyen de sortir de ça, même si j'aime beaucoup la médecine. Le Meilleur pâtissier, c'était une trop belle occasion pour la manquer. La pâtisserie comblait beaucoup ce dont j'avais besoin. Je savais que l'émission m'ouvrirait pas mal de portes, surtout si j'allais loin.

Souhaitez-vous ouvrir une boutique ?

C'est un objectif à long terme. On n'a pas la prétention avec Ava d'être de grands pâtissiers et d'avoir les capacités d'ouvrir maintenant une boutique. C'est un projet à quatre ou cinq ans, mais on embauchera un vrai bon pâtissier avec lequel en collaboration on créera des gâteaux à notre image. En attendant, on a une chaîne Youtube Charles&Ava qui fonctionne bien. On fait des vidéos de nos pâtisseries, un peu décalées avec beaucoup d'humour et de bonne humeur. À côté, on est en relation avec des associations qui veulent associer notre image pour récolter des dons.

Tous vos projets se font avec votre compagne, Ava ?

Complètement. Je ne me vois pas faire quelque chose sans elle. Elle m'a beaucoup aidé à arriver là où je suis aujourd'hui.

Une dernière question : qui pâtisse le mieux entre vous deux ?

(Rires) Franchement, on a chacun nos qualités. Elle est beaucoup plus organisée ! Moi, je préfère créer un gâteau, imaginer les saveurs, et Ava me dit "Ok, on va faire comme ci, comme ça…" On est très complémentaires !

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