Calvados : il se déchaîne sur sa compagne à coups de ceinture

Calvados : il se déchaîne sur sa compagne à coups de ceinture

Un couloir du tribunal de grande instance de Caen (Calvados)

Le
Par : Joëlle Briant

Mercredi 30 août 2017, un quadragénaire se déchaîne sur sa compagne, à coups de pied, de poing et de ceinture. Placé sous contrôle judiciaire le lendemain, il a été jugé le mercredi 4 octobre 2017 par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour violences conjugales.

Un homme, Tunisien âgé de 40 ans, a comparu devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) mercredi 4 octobre 2017 pour répondre de violences conjugales, commises le mercredi 30 août dernier dans l'agglomération.

Il s'enferme avec elle dans la buanderie

Le couple, parent de deux enfants, s'est formé il y a huit ans. L'homme, Tunisien résidant en France depuis dix ans, est  chef de chantier.

Ce jour-là, il regagne son domicile fort alcoolisé. Il s'enferme dans la buanderie et frappe sa compagne à coups de poing de pied et de ceinture, accompagnant l'agression d'insultes et de menaces de mort. Son corps est roué de coups et six jours d'incapacité totale de travail lui sont prescrits.

Aux gendarmes, la femme raconte : "Ce n'est pas la première fois qu'il me frappe, j'ai peur de lui. Ce jour-là il avait bu un pack de 24 bières." En garde à vue, lui affirme. "Tout est faux. Je n'ai pas de ceinture. Elle a dû se cogner."

"J'aimerais lui donner une deuxième chance"

À l'audience, le prévenu, toujours dans le déni, parle d'une dispute. La présidente s'emporte : "Non, Monsieur, il s'agit de coups et blessures volontaires !"

La victime, présente, et séparée de son compagnon depuis les faits, souhaite reprendre une vie commune. La procureure la met en garde : "Il y a des situations qui s'enveniment, cela devient de pire en pire et l'affaire se retrouve aux assises, accompagnée des remords du responsable. Dans votre cas, il y a crescendo dans les coups portés qui ressemblent à une punition. Les constatations médicales sont sans équivoques." Une peine de prison avec sursis ainsi que des soins sont requis.

L'homme écope de 6 mois de prison avec sursis, assortis de 24 mois de mise à l'épreuve. Injonctions de soins en addictologie et en psychologie lui sont faites.


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