Violences conjugales : il se déchaîne et coupe son bracelet électronique

Violences conjugales : il se déchaîne et coupe son bracelet électronique

L'un des couloirs du tribunal de grande instance de Caen (Calvados)

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Par : Joëlle Briant

En 2012, une jeune femme rencontre son premier amour en région bordelaise (Gironde). Pour cause de travail, le couple s'installe en Normandie. Ce sera le début du calvaire pour la jeune femme qui va subir des violences physiques et psychologiques de façon régulière de la part de son compagnon. Celui-ci a été jugé pour ces faits le mardi 27 juin 2017 par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados).

Mardi 27 juin 2017, Maxime Baron âgé de 28 ans a comparu incarcéré devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados). Il devait rendre compte de violences conjugales commises de juillet 2016 à avril 2017 à Saint Contest au nord de l'agglomération.

Il se déchaîne et coupe son bracelet électronique

Sous l'emprise de l'alcool, l'homme ne se contrôle plus mais suffisamment toutefois pour frapper là où ça ne se voit pas (étranglement, gifles derrière la tête, coups de pied sur le corps...). A cela s'ajoute de la torture psychologique (menaces, chantage affectif...). Dimanche 9 avril 2017, alors qu'il rentre alcoolisé de chez des amis, une violente dispute éclate et l'homme se déchaîne contre sa compagne. Après quoi, il coupe son bracelet électronique (qu'il porte suite à une peine de 8 mois fermes aménageables pour violences en 2016) Ce qui va déclencher son arrestation. La victime quant à elle, après avoir porté plainte, se réfugie dans sa famille près de Bordeaux. Trois mentions pour violences aggravées apparaissent dans son casier judiciaire.

Ignominie du comportement pour asseoir une domination

Présente à l'audience, la victime (toujours en arrêt de travail et soignée pour de graves troubles psychologiques) confie : "Je voulais l'aider, je me suis tu jusqu'à cette nuit d'avril où j'ai eu peur pour ma vie." Le prévenu rétorque que, sans l'alcool, leur couple aurait été parfait et qu'il ne connaissait pas sa chance d'être aimé par elle.

L'avocate de la partie civile parle de l'ignominie de ce comportement. "Il s'agissait d'asseoir une domination. Depuis 2012 petit à petit comme un rouleau compresseur il s'est acharné à la détruire." Elle ajoute son inquiétude quant à la tentation que pourrait avoir l'homme de tenter de la retrouver sorti d'incarcération. 3 000 euros de réparations sont demandés.

Six ans de détention encourus

Le procureur prévient le prévenu que ce genre de récidive, avec de plus le port du bracelet électronique détérioré, lui fait encourir jusqu'à 6 ans de détention. Il requiert toutefois 12 mois dont 6 mois fermes.

La défense expose le drame de cet homme qui a sombré dans l'alcool après la mort de son fils en 2009 et estime exagérée la somme demandée en dommages et intérêts.

Ce à quoi le prévenu objecte : "Je suis prêt à payer, il y a eu dans notre vie commune beaucoup trop de dépenses liées à l'alcool."

Maxime Baron écope de 12 mois de prison dont 6 mois fermes assortis de 24 mois de mise à l'épreuve. Injonction de soin lui est faite et interdiction de contact avec la victime à laquelle il devra verser 2 500 euros. S'y ajoutent 500 euros de procédure pénale.


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