Calvados : jugé deux fois pour des faits similaires en l'espace de quinze jours

Calvados : jugé deux fois pour des faits similaires en l'espace de quinze jours

Le box dans lequel se tient le prévenu lors d'un jugement en comparution immèdiate

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Par : Joëlle Briant

Dans la soirée du samedi 8 avril 2017, une fois de plus, Mustafa Yalcin était alcoolisé au volant et conduisait sans permis. Il a dû en répondre devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) lundi 10 avril 2017.

Lundi 10 avril 2017, le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) a jugé en comparution immédiate, un homme âgé de 35 ans pour conduite d'un véhicule sous l'emprise d'un état alcoolique et ce malgré l'annulation judiciaire de son permis, le tout en récidive, le samedi 8 avril 2017, à 23h25, dans l'agglomération.

Prés de deux grammes d'alcool dans le sang

Contrôlé tard le soir au volant d'un véhicule, l'homme accuse 1,94g d'alcool par litre de sang et conduit sans permis. "J'avais bu des bières. J'ai pris les clés de la voiture de ma compagne pendant qu'elle dormait pour aller dans un bar du centre-ville."

En juin 2016 et en mars dernier, l'individu a été jugé pour les mêmes faits. D'une manière générale, son casier judiciaire est rempli de condamnations dues à l'alcool et ceci depuis 2004.

Éternel recommencement

Lorsque le prévenu avance l'excuse : "Je ne conduis que quand je suis ivre car je ne raisonne plus." La présidente ne cache pas son agacement "Dites plutôt que vous avez pris l'habitude de conduire sans permis et que parfois vous avez de la chance et parfois vous êtes arrêté ! Vous êtes un danger, en quelle langue faut-il vous le dire ?"

Pour la procureure également, c'est l'éternel recommencement "Rares sont ceux qui se retrouvent en comparution immédiate deux fois en quinze jours d'intervalle pour les mêmes faits. Tout s'accélère chez lui, sauf la réflexion." Huit mois sont requis dont deux mois ferme ainsi que la révocation du sursis prononcé en mars dernier.

Clémence du tribunal

La défense plaide un homme exerçant le métier de maçon, travailleur et intégré. Père de six enfants, il entretient de bonnes relations familiales. "Il reconnaît être dépendant à l'alcool et a tenté des soins mais n'a pas supporté le traitement. Dans son cas, un suivi psychologique serait plus adapté."

Au regard de ces éléments le tribunal se montre clément, estimant qu'il n'y a pas lieu de révoquer le sursis. Mustafa Yalcin écope de 3 mois de prison ferme avec aménagement possible.


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