Calvados : il frappe sa compagne et son enfant de 9 ans

Calvados : il frappe sa compagne et son enfant de 9 ans

Une samme d'audience du tribunal de grande instance de Caen (Calvados)

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Par : Joëlle Briant

En février 2017, une femme dépose plainte contre son compagnon pour avoir frappé violemment son fils de neuf ans, à leur domicile d'Ifs, au sud de Caen (Calvados) mais pas pour violences conjugales. C'est son médecin évaluant la détresse de sa patiente qui va décider de le faire. Le 1er mars 2017, l'homme est placé sous contrôle judiciaire.

En 2014, un homme vient vivre chez sa compagne, mère de deux jeunes enfants, à Ifs, au sud de Caen (Calvados). Deux ans plus tard, sur fond d'alcool, la vie commune se transforme en enfer. Au sein de la famille, l'homme devient irascible, insultant, menaçant, violent. Le trentenaire a été jugé en comparution immédiate le mercredi 22 mars 2017 par le tribunal de grande instance de Caen.

Il frappe à coups de pied le garçonnet de 9 ans

En octobre 2016, à l'occasion d'une scène pour un motif futile, l'homme saute à la gorge de sa compagne, la plaque au sol et tente de l'étrangler. Le lendemain, c'est lui qui l'emmène à la clinique du Parc. Bilan : hématomes divers et douleurs cervicales et dorsales.

Le mois suivant, un scénario analogue se répète et la victime le somme de partir. Lui laissant les clés pour pendre ses affaires, elle retrouve son domicile saccagé. Malgré cela, la vie commune reprend.

Le jeudi 9 février 2017, une vive discussion a lieu à propos de l'argent, le prévenu étant contrarié par un devis de réparations automobile. Les cris, insultes et menaces réveillent l'enfant de 9 ans, qui vient "protéger" sa mère. Il est alors saisi et bourré de coups de pied à terre. Effrayé l'enfant urine sur lui. C'est sa mère qui mettra fin à cette brutalité en s'interposant. Bilan : hématomes et retentissement psychologique à évaluer.

Passé de violence

À l'audience le prévenu se justifie par les dettes qui lui montent à la tête et admet partir parfois "en vrille" tout en minimisant les faits. Néanmoins l'individu a un passé de violence, sans qu'aucune plainte n'ait jamais été portée. Violence envers ces parents et envers une précédente compagne. Ce qui fait dire à la présidente "Dans votre entourage familial, il y a intérêt à se garer quand on vous croise." Au niveau psychiatrique, il ne souffre d'aucun trouble mental, ses débordements n'apparaissant que lors de consommation d'alcool ou de cannabis.

Tyran domestique

Maître Agnès, l'avocat de la partie civile rebondit sur une phrase du prévenu "Je n'ai pas toujours été un monstre" et déclare "Vous n'êtes pas un monstre vous êtes un tyran domestique ! Toutes les personnes qui ont partagé votre vie ont eu à subir vos violences verbales ou physiques." Pour Carole Étienne, la procureure, les limites ont été franchies.

L'homme écope de 12 mois de prison avec sursis et d'une obligation de soins psychiatriques. Il devra verser 1 500 euros de dommages et intérêts à la mère et 1 000 euros à son fils. Il lui est interdit d'entrer en contact avec les victimes.


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