Le 9 novembre 2024, un homme appelle la police à Caen. Il explique qu'il entend les aboiements plaintifs d'un chien. Il ajoute que c'est fréquent et soupçonne son voisin de maltraitance envers l'animal. Les agents arrivent dans l'appartement du locataire incriminé. Il leur explique qu'il a frappé son chien car il fait ses besoins dans toutes les pièces. Il s'agit d'un malinois qui se réfugie aussitôt vers les arrivants pour chercher protection. Il semble terrorisé par son maître.
Une cage en fer
Ce dernier avoue le battre régulièrement car il n'arrive pas à le gérer. Les policiers perquisitionnent le logement qui est insalubre. Ils découvrent un cagibi avec des taches de sang et des traces noires. Il y a aussi une cage en fer. C'est là que l'animal est enfermé quand il n'obéit pas. Dans la salle de bains et le salon, l'homme fait aussi la culture de cannabis.
Le chien est ausculté par un vétérinaire qui note dans son compte rendu qu'il a 7 ou 8 mois, et qu'il est trop petit par rapport à son âge. Il souffre de malnutrition, présente des déformations osseuses, dues aux coups et blessures reçus. Auditionné, le tortionnaire reconnaît les faits. Il explique son comportement en disant qu'il voulait le dresser. Il finira par admettre que, lorsqu'il n'est pas bien, il se défoule sur le malinois.
Interdiction de posséder à nouveau un animal
Il cultive du cannabis "pour sa consommation personnelle", ce qui n'est pas crédible vu le nombre de plants trouvés. L'avocat de la SPA souhaite qu'on lui interdise à vie de posséder un animal. Il demande aussi 2 000€ pour préjudice moral et 2 000€ de frais d'avocat. Le prévenu n'est lui pas présent, et n'a pas d'avocat pour le représenter.
Pour la procureure, les faits sont inquiétants. Les conclusions du vétérinaire sont sans appel. Les lésions sont multiples. L'animal lui sert de défouloir quand il n'arrive pas à gérer ses problèmes. Elle réclame de la prison ferme. Après délibéré, Eduardo Thomas est condamné à 4 mois de prison ferme, interdiction de détenir un animal, confiscation du chien. Il devra verser 500€ à la SPA pour préjudice moral et 900€ de frais d'avocat.
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