On l'appelle "le défi de janvier", ou plus souvent le Dry January, qui signifie "janvier sec " en anglais. Il consiste à faire une pause d'un mois dans sa consommation d'alcool, en principe du 1er au 31 janvier. En France, 2026 marque la 7e édition de ce défi, organisé chaque année par des associations de lutte contre l'addiction. "Au mois de janvier, il est plus facile pour les participants d'imposer leur liberté de ne pas boire, c'est connu et donc c'est mieux accepté"? estime le Dr Véronique Landel, médecin en addictologie au Groupe hospitalier du Havre.
Dr Véronique Landel
Un meilleur sommeil
Depuis trois ans, l'hôpital havrais participe lui aussi à ce défi, par le biais d'un stand de prévention. Faire une pause d'un mois, quand on a une consommation ordinaire d'alcool, permet de constater des bénéfices assez nets, selon le Dr Landel. Bénéfice quasi immédiat : un meilleur sommeil. "On pense parfois que l'alcool aide à dormir, mais c'est archi faux ! L'alcool perturbe les cycles du sommeil", note la médecin.
A l'hôpital Monod, vendredi 16 janvier, les patients de passage étaient invités à comparer leur dose "maison" et la dose servie dans les bars. - Célia Caradec
L'alcool est par ailleurs riche en calories. "Au bout de quelques semaines d'arrêt, certaines personnes vont se trouver moins bouffies, perdre un peu de poids." A condition, bien sûr, de ne pas remplacer la bière ou le vin par des boissons trop sucrées.
Dr Véronique Landel
Se méfier de la dose "maison"
Si l'arrêt n'est pas possible, ce mois de janvier peut être l'occasion d'au moins réduire les quantités d'alcool consommées. "Attention aux doses 'maison' qui débordent largement par rapport aux doses de bar", prévient Véronique Lander.
Il est en effet recommandé, de façon générale, de ne pas consommer plus de 10 unités d'alcool par semaine et pas plus de deux par jour, et d'avoir des jours sans consommation. "Une unité, c'est 10cl pour le vin, 25cl pour une bière à 5° et 2,5cl pour les alcools forts comme le whisky, la vodka, le pastis…"
Depuis trois ans, le GHH participe au Dry January. - Célia Caradec
A qui s'adresse le Dry January ?
Pour rappel, le Dry January s'adresse aux personnes qui pensent avoir une consommation ordinaire d'alcool. L'arrêt brutal peut être dangereux pour les personnes dépendantes à l'alcool, pour qui le sevrage nécessite un suivi médical. "Pour les personnes malades, le déclic ne vient pas du défi de janvier, plutôt d'un retentissement médico-psychosocial", souligne le Dr Landel, comme un bilan de santé inquiétant, une confiscation du permis de conduire, des avertissements au travail ou une alerte de l'entourage.
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