C'est un important trafic, très localisé, qu'ont démantelé les gendarmes de Fécamp, mardi 13 janvier. Onze interpellations ont été menées, principalement sur les communes de Fécamp, Notre-Dame-du-Bec et Froberville, dans le cadre d'une enquête commencée il y a plus d'un an.
- A lire aussi. Mer. Sauvetage, flotte fantôme russe, trafic de stupéfiants… : les défis qui attendent la préfecture maritime en 2026
Un renseignement anonyme déclenche l'enquête
C'est "un renseignement anonyme faisant état de la vente de produits stupéfiants au sein de la tour Saint-Nicolas", située sur les hauteurs de Fécamp, qui alerte les enquêteurs, fin octobre 2024, indique Soizic Guillaume, procureure de la République du Havre, dans un communiqué. Sur la base de ce renseignement, la brigade de recherches de Fécamp lance de nombreuses investigations, qui permettent de mettre au jour un trafic de cannabis, héroïne et cocaïne "impliquant plus d'une dizaine de personnes". Le principal suspect dans cette affaire écoulait la drogue à la fois au sein de la tour et via des livraisons sur Fécamp et ses alentours. "Il a reconnu écouler un kilogramme de cannabis ainsi que 100 grammes d'héroïne et 100 grammes de cocaïne par semaine", poursuit la représentante du parquet.
Au total, les perquisitions réalisées ont notamment permis de saisir 4 kilogrammes de résine de cannabis, un peu moins de 100 grammes d'héroïne, plus de 17 000 euros en liquide et une arme de catégorie A (arme à feu).
Le dealer assisté par sa mère
La gendarmerie a par ailleurs entendu "de nombreux consommateurs". Le parquet précise que, "outre le principal auteur du trafic, sa mère et sa concubine, qui toutes deux l'assistaient régulièrement dans son activité, et une voisine, qui conservait notamment chez elle de l'argent issu du trafic" figurent parmi les prévenus. Deux autres prévenus qui conservaient "des quantités importantes de stupéfiants" font également partie des mis en cause.
Ce lundi 19 janvier, six personnes ont été présentées en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel du Havre. Elles ont souhaité bénéficier d'un délai pour préparer leur défense. L'audience a donc été renvoyée au lundi 2 mars. Trois prévenus ont été placés en détention provisoire, trois autres - les trois femmes impliquées - sous contrôle judiciaire, avec interdiction de se rendre à Fécamp.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.