La colère des agriculteurs ne faiblit pas. Près d'Alençon, ils sont une quarantaine à bloquer l'échangeur de Lonrai, sur la RN12, depuis mardi 13 janvier. "Certains ne dorment pas car ils bloquent en journée et travaillent la nuit, confie Damien Lecourt, du collectif Ultras de la RN12. L'objectif, c'est de montrer qu'on est toujours là", poursuit l'agriculteur.
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Les élus locaux contactés
Les agriculteurs mobilisés ont notamment contacté les élus locaux et les services de l'Etat pour échanger sur différents sujets. Ils dénoncent toujours le Mercosur et réclament une meilleure gestion sanitaire de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et de la tuberculose bovine, apparue sur le territoire en décembre 2025. "Dans l'Orne, il faudrait aussi arrêter de trimballer les cadavres de bovins touchés par la DNC jusqu'à l'usine d'équarrissage de Saint-Langis-lès-Mortagne. Quand on prône le risque zéro en mettant en place des abattages totaux, on va jusqu'au bout de la démarche", insiste-t-il, alors que les carcasses de plusieurs bêtes issues de troupeaux français contaminés ont été acheminées dans le département.
Lundi 12 janvier, Hervé Tourmente, préfet de l'Orne, est allé à la rencontre des agriculteurs du secteur d'Athis-Val-de-Rouvre, aux côtés des services vétérinaires et du groupement de défense sanitaire de l'Orne pour échanger sur la tuberculose bovine. Le préfet s'est engagé à réunir tous les 15 jours les services et la profession "pour partager la situation sanitaire et la mise en œuvre de la feuille de route", peut-on lire dans un communiqué.
"Les gens lèvent leur poing"
Le mouvement des Ultras de la RN12, qui aurait pu prendre fin vendredi 16 janvier, est soutenu par une partie de la population. "On a eu un vote et on a décidé de maintenir le barrage. Le but, ce n'est évidemment pas de pourrir la vie des automobilistes. Les gens nous klaxonnent et lèvent leur poing", témoigne Damien Lecourt avant d'ajouter que "certaines personnes s'arrêtent pour nous apporter de la nourriture. On est soutenus", affirme-t-il.
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