"Ils ont du boulot, les pauvres !", souffle une promeneuse, sur le front de mer de Fécamp. Lundi 12 janvier, quatre jours après le passage de la tempête Goretti, les tas de galets s'amoncellent aux abords du boulevard François Ier, dans l'attente d'être "rendus" à la plage. "On en est à 11 remorques de galets depuis le début de l'après-midi, commente une agente du service de voirie, vers 16 heures, c'est impressionnant. On en a presque les larmes aux yeux, mais on va la retrouver, notre digue !"
Les menuisiers à l'œuvre
Un peu plus loin, Samuel Delimbeuf s'active pour remplacer la porte d'entrée d'une maison. "L'urgence est d'obturer les passages pour que les gens soient en sécurité chez eux", explique ce menuisier de Yébleron. "Ensuite, on va laisser faire les assurances, en attendant les réparations définitives." Ce professionnel redoute "des sinistres à long terme", là où les vagues se sont invitées très haut, jusqu'à envahir l'intérieur des habitations.
Par endroits, on ne distingue même plus la digue de la plage. - Célia Caradec
A Fécamp, l'heure est encore au recensement de tous les dégâts, et pas seulement sur le front de mer. Des ardoises envolées sur l'hôtel de Ville, des vitres brisées dans l'ancien casino, de la tôle soulevée au musée, du bitume soulevé et des margelles des trottoirs décelées, et, sur la digue, le cabanon des sauveteurs, les bancs, les agrès sportifs et jeux pour enfants envolés ou détruits… "Je pense que l'on va en découvrir encore, et qu'il va falloir pas mal de temps pour évaluer le montant des dégâts et des travaux", note Dominique Tessier, adjointe au maire et présidente du Centre communal d'action sociale (CCAS).
Le bitume a été soulevé, sur le boulevard Albert Ier. - Célia Caradec
Encombrants, assurances… Des aides téléphoniques
Ce lundi, "70 foyers sont encore privés d'électricité, donc nous sommes en communication permanente avec Enedis", recense l'élue. La liste des personnes vulnérables a notamment été utilisée pour recenser les besoins des personnes sans famille et isolées. "Elle nous permet parfois de découvrir des situations compliquées."
Le cabanon des sauveteurs devra être remplacé. - Célia Caradec
La ville a mis en place plusieurs lignes téléphoniques pour accompagner les habitants. Outre le CCAS (02 35 10 40 67), il est possible de demander une aide pour évacuer les encombrants souillés par les inondations au 02 35 10 60 10 et de demander de l'aide pour effectuer les démarches auprès des assurances au 02 35 10 60 00 (demander le poste 3495).
Les blocs de granit de la digue ont été soulevés par la houle. - Célia Caradec
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