Quelle est votre fève préférée ? Des milliers de modèles industriels se cachent dans les galettes des rois. À Cherbourg et à Valognes, les clients de certaines pâtisseries peuvent tomber sur des fèves artisanales. Elles donnent droit à des cadeaux, si elles sont retournées dans un office de tourisme du Cotentin. Ces fèves proviennent toutes du même endroit : l'atelier de Julie Agnès à Tourlaville. Connue sous le pseudo de Yukouli sur les réseaux sociaux, cette jeune femme s'est lancée dans la céramique durant ses études aux Beaux-Arts à Brest. Revenue dans le Cotentin, elle a transformé une pièce de la maison de ses parents en atelier. Tout le nécessaire est présent pour créer : tour de potier, un four et des étagères remplies de céramiques qui sèchent.
Une production raisonnée
"Je me suis posé beaucoup de questions sur l'artisanat. Finalement, je voulais une production raisonnée, avec des pièces limitées", explique l'artiste. Ses productions grand public comptent 20 à 30 exemplaires d'un même modèle. Un bol en grès coûte environ 26 euros : il nécessite un mois de production avec de longues périodes de séchage. "On ne peut pas concurrencer la production industrielle. Mais j'ai l'impression qu'il y a plein de gens qui sont motivés à changer leurs façons de consommer", continue la céramiste.
Julie Agnès vend ses productions à des particuliers et à des restaurants. - Julien Rojo
Le secret de fabrication des fèves
Produire une centaine de fèves, et des diffuseurs de parfums, pour l'office de tourisme, est l'une de ses productions les plus importantes. Julie Agnès a commencé par réaliser des plaques au rouleau de pâtisserie. Elle découpe ensuite les fèves à la main, selon des formes évoquant un parapluie, le fort de Tatihou ou un casque de Viking.
Si vous retrouvez l'une de ses fèves, prenez la direction l'office de tourisme du Cotentin. Vous avez peut-être gagné un lot ! - Julien Rojo
"En général, les bords sont un peu abrupts, donc je les lisse à la main". Elle applique un tampon avec le logo de l'office de tourisme, tant que la terre est encore fraîche. Les pièces subissent ensuite une première étape de cuisson de 28h. "Ensuite, j'applique l'émail et je les remets à cuire à 1 280°C", révèle Julie Agnès. Face à une telle chaleur, l'émail se vitrifie et donne son côté brillant aux fèves. Elles sont prêtes à être envoyées aux pâtissiers !
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