Quand ils ont quitté la Normandie en avril 2023, Charlotte et Clément pensaient vivre une parenthèse de six mois. "Deux ans et demi plus tard, nous sommes toujours en chemin !" racontent-ils avec humour.
De la Normandie à l'Asie : une aventure qui s'étire
A l'origine, ce projet est né d'un questionnement profond. "Une prise de conscience écologique un peu brutale, qui a remis en question nos projets de vie et de voyages. Nous avons donc revu nos envies et renoncé progressivement à prendre l'avion."
Ils tentent alors un premier voyage. "Un peu à l'improviste, on est partis pour Berlin, puis on a prolongé jusqu'à Kiev. La graine a été plantée à ce moment-là et l'idée a muri au fil du temps."
De fil en aiguille, leur itinéraire s'est étiré : les Balkans d'abord, puis l'Asie centrale, la traversée de la Chine en train, l'Asie du Sud-Est jusqu'à Singapour, avant de remonter par le Pakistan, la Turquie et l'Europe de l'Est.
Une photo impressionnante de leur randonnée au Pakistan - Les Roamers
Pakistan : une négociation d'hôtel sous kalachnikovs
Leur voyage n'a pas manqué d'anecdotes étonnantes. L'une des plus marquantes s'est déroulée dans la vallée de Naran, au Pakistan. Ce jour-là, Charlotte et Clément roulent en compagnie d'un autre couple de Français. Le climat de tension dans la région impose une escorte militaire.
A la tombée de la nuit, un hôtel leur ouvre ses portes. "La chambre était particulièrement sale et particulièrement chère (et d'habitude nous ne sommes pas vraiment regardants !)."
La discussion pour négocier le prix commence, mais prend une tournure improbable. "Notre escorte s'est jointe au débat. Et nous voilà dans une petite chambre, quatre militaires, Kalachnikov sur l'épaule, constatant avec nous l'état de la salle de bain."
Une scène irréelle, qui résume bien leur quotidien : un mélange d'échanges (linguistiques et culturels), de situations cocasses et de belles anecdotes.
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Une anecdote qui n'a pas dû rassurer les proches
Au départ, l'annonce de ce grand voyage à vélo a été accueillie sans heurts. "Nos parents espéraient sûrement qu'on travaille quelques années avant de partir. Mais ils sont habitués. Et puis… ce n'est pas comme s'ils avaient leur mot à dire !" racontent-ils avec humour.
Autour d'eux, d'autres mots : "Vous avez raison de faire ça maintenant", "moi aussi j'aurais aimé faire ça, mais je ne l'ai jamais fait". De quoi conforter le couple dans son choix.
Mais à mesure que le voyage se prolonge et traverse des pays perçus comme sensibles (Pakistan, Iran, Irak), un certain stress monte. "On leur disait que ça ne servait à rien d'être inquiet, que ça n'allait rien changer à la situation, et qu'on se doutait déjà que c'était angoissant. Mais c'est quand même une donnée qu'on gardait en tête à moment de prendre des décisions."
Difficile, en effet, d'imaginer leurs parents totalement sereins lorsqu'ils découvrent certaines anecdotes. Comme celle vécue dans la vallée de Naran, au Pakistan.
Un regard nouveau sur le monde
Aujourd'hui, à plus de deux ans et demi du départ, le couple mesure le chemin parcouru. "On pense à tous les selfies qu'on a fait au bord de la route, aux gens qui nous arrêtent pour nous demander une photo, nous donner de l'eau, du café même, nous offrir des biscuits, nous inviter chez eux. Globalement l'accueil le long de la route a été chaleureux partout, à ce niveau on se sent hyper privilégiés parce qu'on a de gros doutes sur le fait qu'un Kazakh qui viendrait en France aurait le même accueil."
A 3000km de la Normandie, ils réfléchissent déjà à la suite…
Et pourquoi pas un film ? Leur périple y ressemble beaucoup. En attendant, vous pouvez toujours les suivre sur Instagram !
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