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Justice. "Accompagner les auteurs, c'est aussi pouvoir protéger les victimes" : à Rouen, l'Etat finance des hébergements pour les auteurs de violences conjugales

Faits Divers. A Rouen, comme au Havre et à Dieppe, des logements ont été mis en place depuis fin 2023 à destination des auteurs de violences conjugales dans l'attente de leur jugement. Ces séjours sont liés aux mesures d'éloignement des auteurs, prononcées par la justice. 

Justice. "Accompagner les auteurs, c'est aussi pouvoir protéger les victimes" : à Rouen, l'Etat finance des hébergements pour les auteurs de violences conjugales
Trois logements ont été achetés à Rouen pour accueillir les auteurs de violences conjugales, pour un total de sept places.

Le parquet de Rouen avait alerté en début d'année sur la hausse continue des violences intrafamiliales. Elle a trouvé, étonnamment, une forme de réponse fin 2023 via l'ouverture de plusieurs hébergements pour les auteurs de violences conjugales. Ces logements sont financés par l'Etat via la Direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS). "Mettre de l'argent pour des auteurs de violences conjugales, cela peut-être mal perçu", reconnaît Delphine Badouard, directrice du Pôle Justice de l'association Emergence-s, en charge de ces hébergements à Rouen. "On se dit que ce sont des moyens qui ne sont pas mis en faveur des victimes mais il faut se dire que les deux sont indispensables pour éviter la récidive."

Isoler les auteurs pour protéger les victimes

Depuis la mise en place du dispositif fin 2023 à Rouen, neuf personnes, exclusivement des hommes, ont été accueillies dans ces meublés, équipés a minima. "En Seine-Maritime, on a 15 places qui sont financées, quatre pour la ville de Dieppe, quatre pour la ville du Havre et sur le ressort du tribunal de Rouen, nous en gérons sept", explique Delphine Badouard. Ces logements sont dédiés exclusivement aux personnes poursuivies pour des faits de violences conjugales mais qui ne sont pas encore jugés. "Tous font l'objet d'une éviction du domicile conjugal… ils ont aussi une interdiction d'être en contact avec la victime", explique Delphine Badouard, une façon aussi de préserver la victime, "en lui évitant à elle de quitter le domicile ou d'imposer des changements d'école quand il y a des enfants".

• A lire aussi. Rouen. Hausse des violences et manque d'effectifs, le parquet alerte

La durée du séjour varie donc en fonction de la date d'audience pour chacun des prévenus mais elle prend fin dès lors que la décision de justice a été prononcée. Une période de trois jours peut être acceptée le temps de trouver un logement alternatif. La période peut ainsi varier de plusieurs semaines jusqu'à 6 mois. Pendant ce laps de temps, les auteurs de violences conjugales qui vivent en cohabitation dans ces logements partagés, sont accompagnés par une intervenante sociale qui veille au grain. Elle intervient pour "fluidifier les relations, sur la gestion des tâches du quotidien ou encore pour aider à trouver des solutions d'hébergement sur le long terme etc.".

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S'isoler dans ces logements c'est aussi se couper peut-être d'un entourage qui pourrait prendre fait et cause pour l'auteur de violences conjugales, "la réflexion sur les actes ne sera pas engagée de la même manière". En l'occurrence, toutes les personnes qui sont passées par ces logements à Rouen ont été condamnées et pour l'essentiel ont fait l'objet d'un sursis probatoire. Une seule personne a été autorisée à retourner au domicile conjugal.

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