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Évreux. Boucherie abolition : six mois de prison requis contre des militants dans l'Eure

Jusqu'à six mois de prison ont été requis contre 14 militants de l'association Boucherie abolition pour des dégradations dans trois élevages, dont dans l'Eure et dans l'Orne. Ils étaient jugés vendredi 20 septembre 2019. Le jugement a été mis en délibéré.

Évreux. Boucherie abolition : six mois de prison requis contre des militants dans l'Eure
Le jugement a été mis en délibéré au 5 novembre. - Fotolia

Quatorze militants de l'association Boucherie abolition étaient jugés, vendredi 20 septembre 2019, devant le tribunal correctionnel d'Évreux (Eure) pour des dégradations commises dans trois élevages.

Les militants animalistes s'étaient introduits dans des exploitations agricoles à Beaulieu (Orne), à Goussainville (Eure-et-Loir) et à Jumelles (Eure), pour libérer des volailles et des porcs, le 14 avril 2019 et le 13 décembre 2018.

Dans l'exploitation euroise, un mouvement de panique avait causé la mort par étouffement de près de 1 400 dindes.

    • Lire aussi : "Boucherie abolition" : 1500 dindes avaient été tuées dans l'Eure

Le parquet a requis 18 mois de prison, dont six ferme, contre deux prévenus, les porte-parole de l'association. Dix-huit mois de prison ont été requis contre neuf autres prévenus, quatre mois avec sursis contre un autre et deux mois avec sursis contre le dernier. Le jugement a été mis en délibéré au 5 novembre.

Des échanges tendus

Les échanges ont été parfois tendus lors du procès. "Nous ne sommes pas là pour juger des idéaux mais des infractions pénales", avait souligné d'entrée la procureure de la République Dominique Puechmaille, avant de regretter "l'indécence" des militants qui "comparent l'élevage à la dictature nazie". "Les camps de concentration sont toujours là. On libère des prisonniers", avait un peu plus tôt lancé à la barre une prévenue de 25 ans.

La magistrate a aussi pointé un risque de récidive, "car les prévenus ne se remettent pas du tout en cause".

Ces derniers, âgés de 25 à 50 ans, ont reconnu les faits, plaidant la désobéissance civile. Certains portaient des tee-shirts avec des slogans comme : "Quelle justice pour les victimes de l'élevage ?", "Élevage hors-la-loi", ou "Sauver des vies n'est pas un crime".

La FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles) de l'Eure est partie civile dans cette affaire.

Avec AFP

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