Calvados : Un homme jugé pour viols et agressions sexuelles

Calvados : Un homme jugé pour viols et agressions sexuelles

L'une des salles d'audience du tribunal de grande instance de Caen (Calvados)

Le
Par : Joëlle Briant

Durant plus de deux un quadragénaire a abusé sexuellement l'un de ses "amis" pensionnaire comme lui au CAT (centre d'aide par le travail) de Condé sur Noireau au sud de Caen (Calvados). L'homme a comparu pour ces faits le jeudi 27 juillet 2017 devant le tribunal de grande instance de Caen.

Jeudi 27 juillet 2017 un homme âgé de 46 ans a été jugé par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour viols et agressions sexuelles commis de 2012 à 2015 à Condé sur Noireau au sud de l'agglomération.

Il dénonce son agresseur au bout de deux ans

Au foyer de Condé sur Noireau les deux hommes se lient d'amitié. De 2012 à 2015 le prévenu va se rendre coupable de multiples agressions sexuelles et de plusieurs viols à l'encontre de son "ami". Les viols, au nombre de trois se déroulent dans le sous-sol du CAT, dans les toilettes du marché couvert et enfin au domicile des parents de la victime lors du visionnage d'un film X. Vulnérable, ce dernier va mettre plus de deux ans avant de dénoncer son agresseur.

Sa fragilité lui évite les assises

Ce sont les Assises qui jugent les crimes de viol mais la fragilité du prévenu les lui a évité. En effet, l'homme souffrant d'importantes déficiences mentales et de confusions est sous curatelle renforcée. N'étant toutefois atteint d'aucune maladie mentale grave l'expertise psychiatrique le déclare "pas complètement responsable" mais néanmoins sujet à la manipulation.

A la barre l'homme tente de se justifier en invoquant son passé "Mon frère m'a fait la même chose quand j'avais a peine quinze ans. Il m'a abusé, je ne savais pas que c'était interdit et qu'on pouvait porter plainte. Il n'a pas fait ça qu'à moi. Il doit être puni, comme moi..."

Prendre en considération l'altération de ses facultés mentales

La procureure, tout en reconnaissant la personnalité du prévenu insiste sur le fait que la victime n'était pas d'accord et le lui a fait savoir. Elle requiert 18 mois de prison avec sursis assortis de 36 mois de mise à l'épreuve, d'une obligation de soins et de dédommagement.

L'avocat de le défense rappelle que son client n'a pas l'entendement d'une personne normale "Il y a déjà eu une sanction au CAT qui l'a écarté de la vie sociale de l'établissement en l'affectant au linge sale de l'hôpital ce qui est un poste ingrat. Au vu de l'altération de ses facultés mentales il faut rendre la peine moins sévère. Les conséquences précitées, l'enquête et cette audience lui ont fait comprendre la gravité de ses actes."

L'homme écope de 18 mois de prison avec sursis assortis de 36 mois de mise à l'épreuve et d'une injonction de soins. Il devra de plus verser 1 322 euros de dommages et intérêts à la victime.


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