Justice (Calvados) : Sept cambriolages en deux mois

Justice (Calvados) : Sept cambriolages en deux mois

Un couloir du tribunal de grande instance de Caen (Calvados)

Le
Par : Joëlle Briant

Au cours des mois de mai et juin 2015 deux jeunes alors âgés de 19 ans se sont rendus coupables de sept cambriolages à Colleville Montgomery et Ouistreham, au nord de Caen (Calvados). Ils ont été jugés pour ces délits le jeudi 27 juillet 2017 par le tribunal de grande instance de Caen.

Jeudi 27 juillet 2017 deux jeunes âgés aujourd'hui de 21 ans ont comparu devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados). Ceci pour vols avec effraction au nombre de sept, commis à Colleville Montgomery et Ouistreham au nord de l'agglomération en mai et juin 2015.

"Merci pour les frites"

Détériorant portes ou fenêtres en pleine nuit les deux jeunes pénètrent dans un snack, un restaurant, un tennis couvert, un local associatif, un domicile privé, un garage... mettant main basse sur des boissons, des produits alimentaires, de l'argent liquide, un extincteur, un Iphone et son chargeur, des enceintes, un micro, un téléviseur, un ordinateur, des jeux vidéos et enfin une moto. Il leur arrivait de se restaurer sur place laissant un message "merci pour les frites". Tous deux ayant déjà été condamnés par le tribunal pour enfants (l'un pour usage de stupéfiants, l'autre pour plusieurs vols) ils sont retrouvés grâce à leurs empreintes digitales.

"Quand on est à la rue c'est comme ça"

A la barre les deux jeunes prévenus expliquent qu'à cette époque, en désaccord avec leurs familles ils n'avaient rien pour vivre "Quand on est à la rue c'est comme ça" déclarent-ils avec désinvolture. Ils reconnaissent avoir pénétré par effraction dans chaque endroit mais contestent l'inventaire des choses volées. "Quelqu'un a du passer après nous, on n'a pas pu prendre tout cela, on était à pied".

Banalisation

Pour la procureure les deux jeunes voleurs n'assument pas grand chose, allant jusqu'à banaliser leurs forfaits. "A la rue ils trouvaient normal de se restaurer sur place, tout comme tout à fait logique de s'emparer d'une moto sous prétexte que le garage était ouvert." Peines avec sursis et travaux d'intérêt général sont requis.

Pour finir ils écopent de prison avec sursis, 6 mois pour l'un et 8 mois pour l'autre. Ils devront régler les dégradations occasionnées à la moto, soit 180 euros.


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