Calvados: il s'introduit chez son ex-compagne avec un pass

Calvados: il s'introduit chez son ex-compagne avec un pass

L'entrée du tribunal de grande instance de Caen (Calvados)

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Par : Joëlle Briant

À Cagny au sud-est de Caen (Calvados) en décembre 2016, un homme s'introduit avec un pass dans le logement de son-ex compagne en son absence. En janvier suivant il tente de réitérer son geste mais ceci à plus de 23h et, cette fois-ci, la victime est présente. Il a comparu pour ces faits le mercredi 12 juillet 2017 devant le tribunal de grande instance de Caen.

Mercredi 12 juillet 2017, un homme âgé de 29 ans a été jugé par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour violation de domicile commise le dimanche 4 décembre 2016 et tentative de violation de domicile commise le jeudi 26 janvier 2017 ceci dans un appartement de Cagny, au sud-est de l'agglomération.

L'homme utilise un pass de pompiers

Un an avant les faits un couple se sépare mais visiblement l'homme a du mal a l'admettre. Inondant son ex-compagne de textos, il va jusqu'à la menacer de diffuser une vidéo de leurs ébats sur le net. La jeune femme déménage et change de numéro de téléphone mais rien n'y fait.

Le dimanche 4 décembre 2016, rentrant de son travail d'aide-soignante, elle constate que quelqu'un s'est introduit dans son appartement car des objets ont été dégradés.

Jeudi 26 janvier 2017, il est plus de 23h quand elle entend des bruits dans sa serrure. Effrayée, elle appelle son voisin qui poursuit l'homme dans la rue. Celui-ci voulait juste "récupérer des affaires lui appartenant" et semble alcoolisé. Il a sur lui un pass de pompiers.

Désinvolture à l'audience

L'individu a déjà été jugé à quatre reprises pour des délits routiers dus à sa consommation d'alcool. À l'audience sa désinvolture choque les magistrats "On n'était plus en relation officiellement mais on se voyait en cachette…" Le certificat médical de la victime raconte une autre histoire: Stress post-traumatique et syndrome dépressif. Suite à ces faits, la jeune femme vivant dans l'angoisse a dû déménager, ce qui lui a occasionné des dépenses. Sont sollicités 5 000 euros de préjudice moral et 1 000 euros de préjudice matériel.

Violence psychologique en toile de fond

La procureure parle d'une intimité violée. "Il y a une évidente violence psychologique en toile de fond avec menaces d'exposer la vie privée de la victime sur le net. Il doit prendre conscience des conséquences préjudiciables de ses actes. Vu son attitude ça ne semble pas être le cas." Sont requis deux mois de prison avec sursis assortis de 18 mois de mise à l'épreuve ainsi qu'un dédommagement financier et une interdiction de contact.

Délibéré le mercredi 19 juillet 2017.


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