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Caen. Calvados : "Petit dealer deviendra grand", estime le tribunal

A Caen (Calvados) le mercredi 17 mai 2017, lors d'un contrôle routier de routine, un homme est appréhendé en possession de stupéfiants. Il a dû rendre compte d'un trafic devant le tribunal de grande instance de Caen, le mercredi 24 mai 2017.

Caen. Calvados : "Petit dealer deviendra grand", estime le tribunal
L'une des salles d'audience du tribunal de grande instance de Caen (Calvados) - Joëlle Briant

Mercredi 24 mai 2017, L. M., âgé de 27 ans, a été jugé en comparution immédiate par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados).
Quatre délits lui sont reprochés : acquisition, détention, cession et consommation de stupéfiants, ceci du samedi 1er avril au mercredi 17 mai 2017.

Revente sans aucun bénéfice

Cinq auditions ont été nécessaires pour que l'homme, "qui n'a rien à dire", concède quelques révélations.
Il reconnaît être toxicomane et consommer 1 g d'héroïne et de cocaïne par semaine, ainsi qu'un joint par jour. Pour cela, il se fournit à Rouen (Seine-Maritime), ignorant l'identité de son dealer. Il achète en grande quantité car "c'est moins cher", et cela lui permet d'en revendre à des amis sans en tirer de bénéfice.
Le président lui rappelle "La cession à titre onéreux ou gratuit est considérée de la même façon par la loi car vous touchez des consommateurs, et petit trafic peut devenir grand." Au cours de l'enquête, sont d'ailleurs identifiées des personnes le désignant comme leur fournisseur et parlant de transactions.

Alternance de suivis psychiatriques et de trafics

Huit mentions apparaissent dans son casier judiciaire : destruction de bien d'autrui, vols, escroquerie, trafic de stupéfiants… N'ayant jamais été incarcéré, il a toutefois un bon nombre de mois de sursis au-dessus de la tête.
Considéré comme intelligent, il a fait des études, même s'il ne travaille pas. Il alterne suivis psychiatriques et trafics de stupéfiants. Cela consterne le président qui lui demande : "Êtes-vous bien cohérent ?"

Le procureur requiert 14 mois de prison ferme, y incluant la révocation de deux sursis.
L'avocate de la défense parle d'une enfance douloureuse dans une ambiance de guerre ouverte entre ses deux parents. Elle évoque également des abus sexuels infligés par un ami de son frère. "C'est un grand dépressif, une peine de semi-liberté l'encadrerait et lui permettrait de se soigner sérieusement."
L. M. écope de 15 mois de prison ferme (4 mois plus 11 mois de révocations de sursis), sans aucun aménagement possible. Enfin, il se voit placé sous mandat de dépôt.

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