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Inondations : l'agglomération de Rouen anticipe le déluge

Le risque d’inondations est élevé dans la région rouennaise. Le point avec Nicolas Vessier, directeur de l'assainissement à la Crea.

Inondations : l'agglomération de Rouen anticipe le déluge
Un bassin de rétention à ciel ouvert, situé à Franqueville-Saint-Pierre.

L’agglomération est-elle particulièrement concernée par le problème des inondations ?

“Oui, c’est un problème de longue date et des bassins de rétention sont construits depuis longtemps, avant même que la Crea n’existent. Même si en août la rive gauche a été touchée, notamment à Grand-Quevilly, c’est rive droite que le risque est le plus fort, question de topographie. Lors du même orage, même si on en a moins parlé, Maromme et Déville étaient également touchées”.

Comment expliquer ces phénomènes ?

“La Seine-Maritime est davantage touchée que les autres départements du nord de la France. A Rouen, la topographie des lieux, la fameuse ‘cuvette’ entourée de plateaux urbanisés ou cultivés, favorise les inondations. En juillet 2007, de fortes pluies sur un sol déjà gorgé d’eau et composé de limons dits battants, a provoqué, par exemple, d’importants ruissellements à travers les talwegs, des ravines naturelles formées sous le sol au fil des siècles et dans lesquelles les fortes précipitations se jettent. Là, elles accélèrent et peuvent causer des dégâts.”

Comment lutter contre ce risque ?

“En contruisant des bassins de rétention. On en dénombre environ 200 sur le territoire de la Crea, à ciel ouvert ou enterrés, pouvant stocker 570 000 m3 d’eau. Si les pluies sont trop fortes, il est prévu qu’ils se déversent vers des zones peu peuplées. Ces bassins ont été dimensionnés pour des orages trentenaires. Or, on ne peut plus nier le fait que les orages centenaires, plus violent encore, se produisent de plus en plus. Ainsi, en 2005, Saint-Etienne-du-Rouvray a été touché par deux orages considérés comme centenaires ! Il ne pleut pas plus qu’avant, mais l’intensité des événements climatiques augmente. Le réchauffement climatique doit y être pour quelque chose”.

Doit-on construire davantage de bassins ?

“Oui, il y a encore beaucoup à faire même si d’immenses progrès ont été faits. Cela coûte très cher - notamment les bassins enterrés - mais des dégâts massifs coûteraient plus cher encore. Nous construisons deux bassins à Grand-Quevilly. L’an prochain, nous débuterons le chantier d’un nouveau, tout près du CHU”.

Une inondation majeure, comme dans le sud de la France, est-elle possible à Rouen ?

“Nous sommes dans un cas de figure très différent. Dans le sud, comme à Lourdes, le sol est différent et ce sont des rivières qui sortent de leur lit. Ce n’est pas comparable. Reste le problème du débordement de la Seine. De nombreux ouvrages ont été construits par l’Etat pour limiter les effets de ses crues. Il faudra pourtant prendre en compte les effets du réchauffement climatique”.

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