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Régionales : les têtes de liste en débat

Face à la crise économique qui perdure, au chômage qui croît, aux handicaps propres à la Basse Normandie, que doit-on mettre en oeuvre ? Les huit candidats têtes de liste aux élections régionales étaient invités à y répondre jeudi 4 mars en direct sur Tendance Ouest. Extraits.

Régionales : les têtes de liste en débat
Contre la dégradation de la situation économique et de l'emploi, premier thème du débat, 'la Région a en effet les compétences et les moyens pour soutenir les entreprises en difficulté”, débute Laurent Beauvais, président socialiste sortant. Et de citer le groupe équipementier automobile Faurecia à Flers, la fonderie Rencast et la société IPEDIA (ex-NXP), à Caen, ou encore la coopérative Isigny Sainte-Mère à qui l'aide de la Région a permis ou permet de passer ce mauvais cap.

Quelle politique régionale ?
- “Vous intervenez ici ou là avec des compensations qui ne sont pas forcement inutiles mais ce sont des rustines. Il n'y a pas de pilote dans l'avion, pas d'accompagnement du développement économique. Vous manœuvrez au coup par coup, vous n'avez pas de stratégie globale qui tienne compte des évolutions”, réagit alors Jean-François Le Grand (UMP), qui affirme que ce sera sa première priorité s'il est élu.
Pour Christine Coulon (Nouveau Parti Anticapitaliste), “que ce soit par la droite ou la gauche, il y a eu un gaspillage énorme de fonds publiés, distribués aux entreprises sans aucune condition ni garantie d'aboutir à un maintien des emplois”.
François Dufour (Europe Ecologie), veut organiser l'économie régionale autour d'un habitat moins gourmand en énergie, la consommation des produits agricoles au plus près des lieux de production, le transport et la mobilité, la réponse aux défis climatiques.
- “Il faut anticiper”, insiste de son côté Rodolphe Thomas (MoDem), “et mieux accompagner les entrepreneurs, PME et PMI”.
Selon Valérie Dupont (Front National), “le problème vient des délocalisations. Il faut produire français, il faut produire normand”.
- “J'entends : “on aide, on aide”, mais finalement, cela contribue à permettre aux entreprises du privé de faire encore plus de profit tout en licenciant des salariés”, estime Pierre Casevitz (Lutte Ouvrière).
Cela fait bondir Fernand Le Rachinel (Parti de la France) qui rappelle “qu'on ne peut créer de l'emploi sans créer et aider des entreprises”.

L'enjeu du TGV
Au chapitre de l'aménagement du territoire, les critiques de Jean-François Le Grand pleuvent à nouveau contre l'équipe de gauche sortante. “L'enjeu, c'est le développement des territoires ruraux, ce qui suppose de s'attaquer réellement au problème du réseau routier pour irriguer la région. Il y a trop de dispersion, de déperdition dans tous les domaines”. 
- “M. Le Grand essaie constamment de placer le mot “rustine” ou “pilote” et du coup, il ne répond pas aux questions”, intervient Laurent Beauvais. “Le pilote doit faire des choix. La grande affaire, c'est d'investir sur les grandes infrastructures. Pour que notre région ne devienne pas notamment la seule privée de TGV”.
Fernand Le Rachinel (PDF) le rejoint sur ce point : “il a raison de dire que le TGV est le problème majeur. C'est une question d'image pour notre région, pour les entreprises qui se demandent comment aller à Saint-Lô, à Cherbourg ou à Alençon”.
Réplique de Valérie Dupont (FN) : “Cette ligne à grande vitesse est coûteuse et risque d'entraîner un effet inverse.  Les gens dormiront à Caen et iront travailler à Paris”. François Dufour va plus loin dans son refus d'un TGV : “Il coûtera de 9 à 11 milliards d'euros. Mais pour quelle finalité ? Pour faire gagner un quart d'heure entre Paris et Cherbourg à 5% de la population qui va travailler à l'extérieur de la région ?
Comme son concurrent écologiste, le centriste Rodolphe Thomas estime qu'il faut “traiter en priorité l'amélioration des TER et l'électrification de la ligne Paris-Granville. Sans négliger le réseau routier”.
Pour Pierre Casevitz (LO), “le TGV, le réseau numérique, ce n'est pas l'urgence des couches populaires. L'urgent, c'est le problème du logement”.
Et pour Christine Coulon (NPA), cela va de soi : “pas de TGV” trop vorace en énergie. L'urgence est environnementale mais aussi sociale.


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