C'est l'aboutissement d'une enquête démarrée à la fin de l'été. Mardi 23 décembre 2025, une opération judiciaire était menée par la gendarmerie de Rouen et l'Office antistupéfiants (Ofast) du Havre afin d'intercepter un camion, soupçonné d'être utilisé pour sortir des produits stupéfiants débarqués au Havre des terminaux portuaires.
Plus de 300kg de cocaïne saisis
La veille du réveillon, l'engin se présente vers 6h20 à l'accès d'un terminal "pour récupérer un conteneur réfrigéré contenant des produits de pêche", relate la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lille, dans un communiqué publié lundi 5 janvier. Passé au scanner et dépoté avec le concours de la douane, le conteneur contenait "neuf ballots de cocaïne d'une contenance d'environ 38kg chacun, soit un total de 346kg", détaille la Jirs, qui estime la valeur à la revente à "plus de 11 millions d'euros au prix de gros". Le chauffeur du camion a été interpellé à la sortie du terminal et placé en garde à vue, tout comme deux autres personnes, "œuvrant en qualité de logisticiens", interpellées le même jour avec l'appui de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Rouen.
Un véhicule volé
Le véhicule qui transportait le conteneur, signalé volé par une société bretonne, avait été découvert dans un premier temps mercredi 20 août dernier, sur la voie publique, à Bonneville-sur-Aptot dans l'Eure. Il a ensuite été "déplacé et dissimulé dans un hangar agricole", relate le communiqué de la Jirs. Les investigations ont révélé que ce véhicule était "faussement immatriculé pour accéder aux emprises ciblées par les malfaiteurs et sur les terminaux portuaires du Havre, afin de commettre des vols de fret dans des conteneurs renfermant des marchandises à haute valeur ajoutée".
Dans un premier temps, une information judiciaire avait été ouverte en novembre par le parquet d'Evreux, contre X, pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime et recel de bien provenant d'un vol en bande organisée. Elle a ensuite été étendue, en décembre, à des faits de participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre le crime d'importation de stupéfiants en bande organisée. C'est aussi en décembre que le parquet normand s'est dessaisi au profit de la Jirs de Lille, spécialisée dans la lutte contre le crime organisé, en raison "de la complexité des investigations à mener".
Les trois suspects ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Les investigations se poursuivent.
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