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Rouen chouchoute ses tout-petits

La crèche : le rêve de parents qui travaillent. Le bruit de petits pas qui résonnent. Des locaux conçus pour les enfants. Mais pour que les bambins en bénéficient, leurs parents doivent s’y prendre de bonne heure.

Rouen chouchoute ses tout-petits

Les premières pré-inscriptions en crèche se font dès le quatrième mois de grossesse ! “Cette année, nous avons reçu environ 1100 demandes de place en crèche,” explique Christine Argelès, adjointe au maire de Rouen en charge de la petite enfance.

Des places ? Il en manque toujours, dans toutes les villes. “ Si la situtation est parfois un peu tendue, c’est que les enfants entrent plus tard en école maternelle”. Aujourd’hui, ils ont entre 3 ans et 3 ans et demi alors qu’auparavant, la première rentrée se faisait plutôt vers 2 ans et demi.

Une nouvelle crèche en construction
A Rouen cependant, le nombre de places disponibles augmente : une nouvelle crèche est en construction sur le site Pélissier, elle offrira 60 places supplémentaires à la rentrée 2013. La reconstruction de la crèche Rose des Vents va engendrer la création de 10 nouvelles places. “Depuis 2008, 77 places supplémentaires ont été créées”, indique Nathalie Hulin, responsable du service petite enfance, à la mairie de Rouen.

Entre les assistantesmaternelles, les haltes-garderies ou les crèches, qu’elles soient collectives, familiales, associatives ou encore privées, les parents ont le choix. Les crèches collectives, ou municipales, sont généralement plus connues que les crèches familiales. Ce qui change ? “Ces dernières offrent un accueil individualisé et un cadre plus intimiste que les crèches collectives”, répond Nathalie Hulin. Dans ces structures gérées également  par la Ville, les enfants sont accueillis au domicile de l’assistante maternelle qui se rend, plusieurs fois par semaine, à la crèche familiale où sont organisées différentes activités. “Les assistantes sont suivies par une équipe de professionnels qui les accompagnent et les contrôlent.

Il existe, en parallèle, des structures privées. C’est le cas des crèches associatives Liberty, qui sont arrivées les premières à Rouen en 1975. Selon les établissements, leurs équipes travaillent en partenariat avec des entreprises ou des communes, comme c’est le cas à Bois-Guillaume.
“Nous avons sept places dédiées, à l’Ile au trésor et à Terre des enfants, pour les enfants en situation de handicap”, ajoute encore Christine Argelès.

Un accueil pour tous
En 2012, un groupe de travail sera  d’ailleurs constitué autour du thème  “petite enfance et handicap”. “Le but est de faciliter le parcours des parents qui ont un enfant handicapé.” Il existe aussi des places “d’accueil social”, financées par la CAF et le Département. Enfin, les services de la ville portent une attention particulière aux familles monoparentales ainsi qu’aux parents à la recherche d’un emploi. Et les parents dans tout cela ? “Nous sommes très attentifs à leur place. Ils restent les premiers éducateurs de l’enfant.

Les crèches jouent la carte de la culture

Que ce soit dans les crèches municipales ou privées, le volet éducatif a pris de l’importance. Il est fréquent que des musiciens ou des conteurs viennent divertir les enfants. Au sein des établissements Liberty, les tout-petits bénéficient d’une initiation à l’anglais. Dans les crèches collectives, ils partent à la découverte du musée des des Beaux-Arts ou encore du Muséum d’Histoire naturelle. “Nous ne sommes pas dans une dynamique de sur-stimulation, prévient Nathalie Hulin. Ces activités sont avant tout organisées pour faire plaisir aux enfants et les aider à se développer.”  Des journées pédagogiques sont également organisées, comme des visites de fermes.

L’objectif de ces sorties est d’ouvrir l’enfant sur l’extérieur. En parallèle, les crèches veillent désormais à proposer aux tout-petits des activités d’éveil psychomoteur. “A Rouen, un important travail a été réalisé pour accompagner leur éveil culturel.

Repères

. Inscriptions Pour obtenir une place en crèche collective, il faut que les parents soient rouennais et travaillent. Une commission étudie les dossiers tous les deux mois.

. 3,83 M € C’est le budget  nécessaire au fonctionnement des 25 établissements gérés par la ville. Près de 170 agents travaillent au bon fonctionnement des crèches.

. Alpha Bébé Utilisé depuis la rentrée, cet outil, inventé à Rouen, permet de communiquer avec les parents ne parlant pas français, par le biais de petites fiches.

. Diplômes Ce sont majoritairement des auxiliaires puéricultrices, des éducateurs de jeunes enfants, des infirmières ou des   puéricultrices qui sont recrutées.

Anne Letouzé

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