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Alençon. Trop faible condamnation d'un détenu de Condé-sur-Sarthe : le parquet fait appel

Patrick Benguella, détenu depuis octobre 2018 au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe près d'Alençon (Orne), a été jugé jeudi 29 août 2019 devant le tribunal correctionnel d'Alençon pour huit faits intervenus lors de sa détention. Il a été condamné à six mois de prison ferme supplémentaires. Le procureur de la République qui avait requis 18 mois de prison avec mandat de dépôt, va interjeter appel du jugement. Il estime que "ce n'est pas à force de commettre des infractions, que l'on obtient son transfert".

Alençon. Trop faible condamnation d'un détenu de Condé-sur-Sarthe : le parquet fait appel
Un détenu du centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe condamné à 6 mois de prison pour son attitude envers des surveillants. - Eric Mas

Le procès jeudi 29 août 2019 devant le tribunal correctionnel d'Alençon (Orne) de Patrick Benguella, 42 ans, 27 mentions à son casier judiciaire. Ce détenu arrivé en octobre 2018 au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe près d'Alençon était accusé de huit préventions entre février et juillet 2010, durant sa détention : insultes, crachats, coups, menaces de mort sur quatre surveillants et sur leurs familles, en récidive. "Une attitude pour tenter d'obtenir son transfert vers une autre prison, les conditions de vie à Condé étant devenues plus strictes depuis la prise d'otage du 5 mars 2019", a expliqué le procureur de la République.

"J'ai ton nom, je vais m'occuper de ton fils et de ta femme. Je vais sortir d'ici par n'importe quel moyen. Je vais vous tuer tous les 4. Je vais t'égorger comme un mouton.  Je vais t'exploser" : voilà pour quelques-unes des menaces adressées aux surveillants… Pourtant le détenu explique au tribunal, qu'"il ne leur parle pas, qu'en fait ce sont les surveillants qui l'insultent. Qu'il demande son transfert en urgence". Il reconnaît quand même quelques insultes et confesse: "ce surveillant, je ne peux pas l'encadrer. Et il précise quand je vais sortir de prison, je vais porter plainte contre ces surveillants".

Les victimes, ce sont les surveillants

Mais l'avocate de la partie civile recadre les choses : "la victime ce n'est pas Monsieur Benguela, ce sont les surveillants". Et le procureur de la République poursuit dans la même veine. Il explique qu'après l'attentat du 5 mars dans la prison, des détenus sont prêts à tout pour tenter d'obtenir un transfert ailleurs, que c'est "une stratégie de manipulation". Il a requis 18 mois de prison ferme envers le détenu récalcitrant. Mais le tribunal sans expliquer pourquoi à l'audience, a délibéré sur une condamnation de seulement 6 mois, retenant la relaxe pour plusieurs des préventions.

Le procureur de la République va interjeter appel de ce jugement et le détenu devra être rejugé en appel.

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