Sport extrême : ce médecin de Rouen nage dans une eau à zéro degré !

Alexandre Fuzeau, 51 ans, s'est pris de passion pour la natation en eau glacée. Il s'apprête à disputer la coupe de glace, un championnat international dans lequel les participants nagent dans des eaux entre zéro et cinq degrés.

Sport extrême : ce médecin de Rouen nage dans une eau à zéro degré !

Alexandre Fuzeau s'entraîne dans la Seine en plein hiver, dans une eau à 5 degrés !

Par Pierre Durand-Gratian

Le 1er janvier 2018, il participera comme beaucoup au traditionnel bain de mer du nouvel an à Dieppe (Seine-Maritime). Ça, c'est pour l'aspect loisir. Car Alexandre Fuzeau a fait de la nage en eau glacée sa spécialité jusqu'à l'extrême. Adepte d'ultra-marathon, aventurier dans l'âme, le médecin rouennais découvre la discipline sur Internet et est séduit par le défi. "C'est un combat à mort entre l'homme et la puissance de la nature", explique-t-il.

Un sport très dangereux

Il nage son premier 1 000 mètres dans une eau à zéro degré en 2015 à Mourmansk en Russie. "Cela procure une sensation euphorisante, c'est stimulant. C'est aussi excitant et exigeant qu'un marathon alors que la performance ne dure que quelques minutes." C'est aussi un sport très dangereux, dont le médecin mesure très bien les risques. "Je n'ai récupéré des sensations dans les doigts que quatre mois après mon premier 1 000 mètres zéro", témoigne-t-il. Alexandre a aussi perdu la pigmentation des deux dernières phalanges de ses doigts. Mais le médecin l'assure : dans une moindre mesure, les bains d'eau froide sont bons pour la santé. "Cela pousse le corps à activer ses défenses et à produire des hormones comme l'endorphine ou l'adrénaline. C'est très utile contre la dépression ou les maladies infectieuses, en prévention."

Une préparation hors du commun

Un bain dans la Seine à 5 degrés disons... vivifiant. - Pierre Durand-Gratian

Alexandre, évidemment, s'entraîne pour s'habituer à résister au froid. À Rouen, en plein hiver, le médecin ne porte qu'une simple chemisette... Et il va régulièrement nager dans la Seine à cinq degrés pendant une vingtaine de minutes avant de poursuivre sa séance à la piscine. "J'ai la chance d'avoir un très bon métabolisme, explique-t-il. Le reste est une histoire de détermination et un peu de courage." De la folie aussi ? Peut-être. "Ma femme m'en veut de pratiquer ce sport dangereux", confesse le médecin. Mais l'aspect grisant de la performance prend le dessus.

Alexandre est en ce moment en pleine préparation pour la coupe de glace. Première étape le samedi 30 décembre 2017 aux Pays-Bas. La saison dernière, il a décroché la médaille de bronze de la coupe du monde de nage hivernale dans sa catégorie d'âge.

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