Rouen : carabines, revolver... Un arsenal découvert dans une voiture

Rouen : carabines, revolver... Un arsenal découvert dans une voiture

Carabines, revolver, cartouches ont été découverts dans la voiture © Photo d'illustration

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Par : Patrick Joliff

En comparution immédiate devant le Tribunal de Rouen (Seine-Maritime), un individu a été jugé pour dégradation de bien et menaces par armes à feu.

Pascal Lepessot, 50 ans, vit avec sa compagne à Notre Dame de Bondeville (Seine-Maritime) depuis plusieurs mois. Mais un différend l'oppose au beau-fils de celle-ci, qui n'accepte pas sa liaison avec sa mère. Il l'a déjà agressé et menacé, et entretient une peur permanente chez le prévenu.

À bout de nerfs, celui-ci décide, dans la nuit du 2 juillet 2017, de se rendre au domicile de l'inquiétant jeune homme pour clore le conflit qui les oppose. Pour ce faire, il amoncelle un véritable arsenal : carabines, revolver, cartouches, qu'il emprunte à son père. Aucune de ces armes n'est enregistrée à la Préfecture, constituant ainsi un premier délit. Puis il emprunte la voiture de sa compagne, dans laquelle il place les armes. Déjà condamné en janvier 2017 pour défaut de permis, il agit donc en récidive légale. Arrivé au pied de l'immeuble de son beau-fils, il arrose d'essence un container de poubelles et y met le feu, qui se propage dans le hall de l'immeuble et dégrade la porte d'entrée. " Il m'a déjà agressé, je voulais qu'il me laisse tranquille, j'ai perdu pied ", avoue-t-il.

La vidéo surveillance le confond

Mais un témoin de la scène observe son manège et avertit la Police, ayant pris soin de relever le numéro d'immatriculation du véhicule. Les policiers constatent l'état d'ébriété de l'interpellé et découvrent les armes à feu. En audition,le prévenu explique son geste par la peur que lui inspire son beau-fils, lui-même peu coopératif avec les policiers, car il "veut régler cette affaire tout seul". Il ne fera aucune déclaration. Le prévenu reconnaît en outre l'inconséquence de son geste qui occasionne 12 000 euros de dégâts. Pour le Procureur, "les actes de dégradation volontaire sont caractérisés, ainsi que la mise en danger de la vie d'autrui". Pour sa défense, on note que "le prévenu n'est pas violent, il a agi par peur".  

À l'audience du vendredi 4 août 2017, il écope de vingt-quatre mois de prison dont vingt assortis du sursis, et d'une mise à l'épreuve de deux ans.      


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