Ouistreham : pour n'avoir par tenu sa langue, une femme battue

Ouistreham : pour n'avoir par tenu sa langue, une femme battue

Un couloir du tribunal de grande instance de Caen (Calvados)

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Par : Joëlle Briant

Mercredi 24 mai 2017 à Ouistreham, au nord de Caen (Calvados), un quinquagénaire regagne son domicile à 3h du matin dans un état d'ébriété avancé et s'en prend violemment à sa compagne qui dormait. Il a comparu pour ces faits le mercredi 26 juillet 2017 devant le tribunal de grande instance de Caen.

Mercredi 26 juillet 2017, Thierry Amiard, 54 ans, a été jugé par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour violences conjugales commises le mercredi 24 mai 2017 à Ouistreham, au nord de l'agglomération.

Il lui arrache les cheveux

De retour à son domicile à 3h du matin, mercredi 24 mai 2017, l'homme se dirige vers la chambre où sa compagne est endormie. Il la réveille en la tirant par les pieds, pour lui faire quitter le lit, et en l'insultant. Celle-ci tente de se défendre en vain et décide d'appeler la police. Cela exaspère un peu plus l'individu qui lui assène plusieurs gifles en lui empoignant les cheveux. Elle finira par se réfugier chez une voisine où les pompiers la prendront en charge. Cette agression lui vaut deux jours d'incapacité totale de travail. Le certificat médical faisant état d'une plaie à la lèvre, d'ecchymoses aux bras et de cheveux arrachés.

Placé en garde à vue, l'homme accuse encore 1,80g d'alcool par litre de sang le lendemain midi.

"Elle a du mal à tenir sa langue"

L'homme vit en concubinage avec la victime depuis 2014. Mais pour les besoins de son entreprise, il n'est pas divorcé de son épouse. À la barre, il explique : "Je venais de vendre mon affaire et j'étais sur le point d'en acquérir une autre. Cela devait rester secret mais elle l'a ébruité, elle ne sait pas tenir sa langue." Il ajoute qu'il sortait d'un anniversaire et avait pas mal bu. Il reconnaît les faits et se présente néanmoins comme quelqu'un de non agressif.

En raison de la gravité des faits une peine ferme est requise

La victime corrobore sa version, lui pardonne son attitude et ne se constitue pas partie civile, pourvu qu'il soigne sa dépendance à l'alcool. En effet les cinq mentions présentent dans son casier judiciaire ont trait à des délits routiers alcoolisés. Le ministère public requiert une peine ferme en raison de la gravité des faits.

Thierry Amiard écope donc de 8 mois dont 4 mois ferme, assortis d'une mise à l'épreuve de 24 mois. Injonction de soins en addictologie et en psychologie lui est faite.


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