Un infirmier, poursuivi pour harcèlement, agressions sexuelles et outrages sexistes à l'encontre de ses collègues, a été jugé jeudi 8 janvier par le tribunal correctionnel de Caen. Les faits se sont déroulés entre le 24 juillet et le 4 décembre 2023 au sein d'un EHPAD situé à Hérouville-Saint-Clair.
Des comportements sexistes et des attouchements dénoncés
L'affaire débute le 11 décembre 2023, lorsque le maire de la commune effectue un signalement concernant le comportement d'un infirmier de l'établissement. Il fait état de propos à caractère sexuel répétés, ainsi que de gestes intimes et inappropriés envers plusieurs membres féminins du personnel. Les victimes dénoncent des mains aux fesses et des paroles déplacées. Elles décrivent aussi des frôlements d'épaules insistants, un crayon enfoncé dans les fesses, ainsi qu'une main placée dans l'entrejambe. L'une des employées indiquera qu'il était "gentil, mais lourd dans ses paroles". Pour le procureur de la République, le dossier révèle une attitude clairement sexiste et sexualisée à l'égard de ses collègues.
L'accusé reconnaît avoir eu des propos à connotation sexuelle
Lors de son audition, le mis en cause reconnaît avoir tenu des propos à connotation sexuelle, mais nie fermement tout attouchement.
A la barre, il affirme que sa jovialité et sa bonne humeur étaient appréciées par ses collègues et souligne que le vocabulaire employé dans le milieu médical peut parfois être cru ou familier. Selon lui, il aurait simplement adopté le langage des aides-soignantes et des infirmières pour s'intégrer, sans jamais avoir eu de gestes déplacés. La présidente du tribunal rappelle toutefois que plusieurs victimes ont été entendues au cours de l'enquête. Le procureur requiert une peine de prison avec sursis. De son côté, l'avocate de la défense plaide la relaxe, estimant que son client n'a jamais eu l'intention de nuire et cherchait uniquement à s'intégrer au sein de l'équipe.
Le prévenu reconnu coupable d'outrages sexistes et d'agressions sexuelles
Après délibéré, le tribunal a relaxé l'infirmier des faits de harcèlement, mais l'a reconnu coupable d'outrages sexistes et agressions sexuelles. Il est condamné à six mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, avec obligation de travailler, de suivre des soins et d'effectuer un stage de sensibilisation à la lutte contre le sexisme. Il sera également inscrit au fichier des auteurs d'infractions sexuelles et devra s'acquitter d'une amende de 500 euros, ainsi que de 254 euros au titre des frais de procédure.
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