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Flamanville. Greenpeace déploie une banderole pour dire son opposition à l'EPR de Flamanville

Alors que l'Autorité de Sûreté Nucléaire doit rendre un avis provisoire sur la cuve de l'EPR de Flamanville (Manche) début juillet, l'ONG Greenpeace a redit son opposition au réacteur nucléaire, ce mercredi 28 juin 2017.

Flamanville. Greenpeace déploie une banderole pour dire son opposition à l'EPR de Flamanville
Les militants de Greenpeace se sont rassemblés dans le calme. - Célia Caradec

Ils sont arrivés peu après 11h, ce mercredi 28 juin 2017, devant l'EPR de Flamanville, en construction dans la Manche. Environ trente militants de Greenpeace ont déployé une banderole devant l'entrée du réacteur, sur laquelle est inscrit le slogan "EPR : le grand bluff".

Action symbolique

Il s'agissait pour l'ONG de rappeler son opposition au démarrage du réacteur, prévu pour fin 2018, alors que l'Autorité de Sûreté Nucléaire doit donner un premier avis sur la cuve controversée, d'ici quelques jours. "Nous avions bloqué le couvercle de la cuve au moment de son arrivée, car nous considérions déjà, à ce moment-là, qu'il ne fallait pas l'utiliser" rappelle Yannick Rousselet, chargé des questions nucléaires chez Greenpeace. Il a assisté lundi 26 et mardi 27 juin à la réunion qui a rassemblé à Paris 31 experts au siège de l'ASN. "Ce qui se profile, c'est une autorisation du démarrage, avec probablement des mesures de contrôle très contraignantes pour l'EPR, imagine Yannick Rousselet, mais la véritable validation de cette cuve interviendra l'année prochaine, quand il y aura les essais hydrauliques et des contrôles ultrasons supplémentaires".

Yannick Rousselet

Un couvercle de remplacement ?

Selon Greenpeace, EDF aurait commandé un couvercle de cuve de remplacement chez le fabricant japonnais JSW. L'ONG affirme également que les cuves des EPR de Taïshan (Chine) ont été conçues de la même façon que celle de l'EPR de Flamanville, à la forge du Creusot (Saône-et-Loire). "Cela peut avoir des conséquences astronomiques pour EDF puisqu'elle doit garantir la qualité de l'équipement" estime Yannick Rousselet.

Yannick Rousselet

L'ONG interpelle aussi le gouvernement et son ministre de la Transition écologie, Nicolas Hulot. "C'est une décision autant technique que politique. La construction de l'EPR a été décidée par d'autres, et vis-à-vis de ce que l'on sait sur la cuve, pour nous, il ne faut pas donner l'autorisation de démarrage du réacteur".

Selon Greenpeace, l'avis provisoire de l'ASN sur la cuve pourrait intervenir autour du 12 juillet.

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