Législatives 2017. La renaissance du parti communiste en Seine-Maritime

Législatives 2017. La renaissance du parti communiste en Seine-Maritime

Les communistes seinomarins n'avaient plus de député depuis la déferlante socialiste de 2012 © ERIC FEFERBERG [AFP/Archives]

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Par : Pierre Durand-Gratian

Trois des dix députés communistes (PCF) élus, dimanche 18 juin 2017, à l'Assemblée nationale, sont seinomarins. Une renaissance pour le parti, très ancré en Seine-Maritime historiquement, mais qui n'avait plus d'élu depuis la vague rose socialiste de 2012.

C'était inespéré. Les élus communistes seinomarins, croisés au moment des résultats du second tour, dimanche 18 juin 2017, semblaient à peine y croire eux-mêmes. "C'est le grand chelem : trois sur trois", nous disait l'une des responsables locales du parti. Hubert Wulfranc dans la 3e circonscription, Sébastien Jumel, dans la 6e circonscription, et Jean-Paul Lecoq dans la 8e circonscription.

Des bases historiques

Un succès qui peut s'expliquer par la présence historiquement forte du parti communiste dans le département. "Nous sommes sur un département industriel et portuaire", rappelle Jean-Paul Lecoq. "Sur ces territoires, il y a une culture communiste, la classe ouvrière est importante et l'activité syndicale très présente. Ces valeurs croisent forcément celles des candidats communistes que nous sommes".

Un ancrage local

Une culture communiste sur certains territoires seinomarins qui expliquerait aussi la défaite des candidats de la France insoumise, un parti pourtant plus en vogue, portée par la dynamique de Jean-Luc Mélenchon à la Présidentielle. La notoriété et l'ancrage des trois candidats PCF ont certainement joué. Tous les trois maires, des figures locales, ont réalisé des scores très élevés dans leur commune (89% pour Jean-Paul Lecoq à Gonfreville l'Orcher, 73% pour Hubert Wulfranc à Saint-Etienne-Du-Rouvray, 61% pour Sébastien Jumel à Dieppe).

Un socle de valeur commun

Les trois élus locaux se connaissent très bien depuis des années. "Jean-Paul Lecoq est comme un frère pour moi, on a grandi ensemble", explique Sébastien Jumel. "J'ai siégé avec Hubert Wulfranc pendant plus de 10 ans au département, on a une vraie fraternité entre nous", poursuit-il. De quoi s'assurer de parler d'une seule voix. "On sera des opposants fermes au projet libéral d'Emmanuel Macron et on portera la voix de la Normandie à l'Assemblée". Avec en tête, il l'assure, les dossiers qui concernent particulièrement la Seine-Maritime et qui leur tiennent à coeur : la défense du port du Havre, le renouveau industriel, l'axe Seine, la pêche ou encore la lutte contre les déserts médicaux.

Quel groupe à l'Assemblée ?

Une question reste à trancher : celle de la composition du groupe parlementaire. Avec ou sans la France insoumise ? "Les discussions sont en cours", assure Jean-Paul Lecoq. "Je souhaite que l'on puisse travailler dans la même direction. Mais cela pourrait bien être au sein de deux groupes différents. On pourrait y arriver avec des Ultra-marins et quelques insoumis". Dans le détail, les élus regardent de près ce qui est le plus intéressant en termes de moyens alloués et de temps de parole.

Les discussions devraient aboutir mercredi 21 juin 2017, selon l'élu gonfrevillais.

    • Bonus Audio : le reportage de Tendance Ouest


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