Calvados : la Mercedes a-t-elle été offerte, prêtée, vendue ou volée ?

Calvados : la Mercedes a-t-elle été offerte, prêtée, vendue ou volée ?

Le tribunal de grande instance de Caen (Calvados)

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Par : Joëlle Briant

Deux hommes entrent en contact par le biais d'un site internet de rencontre. Des liens amicaux se tissent à tel point que le plus âgé, bénéficiant d'une bonne situation sociale, fait profiter le plus jeune de ses largesses. Jusqu'à ce jour d'août 2016 où il porte plainte pour abus de confiance et établissement de faux document administratif. Le mis en cause, âgé de 27 ans a comparu jeudi 15 juin 2017 devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados).

Jeudi 15 juin 2017 un homme âgé de 27 ans a été jugé par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour abus de confiance et faux document administratif de juin à septembre 2016 à Airan, au sud-est de l'agglomération caennaise.

Carte bleue à disposition, voyage, Mercedes...

Il faut moins d'une semaine pour qu'un quinquagénaire, entré en conversation avec un homme plus jeune par le biais d'un site décide de lui venir en aide. Le jeune homme recherchant une voiture, l'homme acquiert une Mercedes qu'il met à sa disposition. Par la même occasion il lui prête sa carte bleue. Jusqu'au jour d'août 2016 où le nouvel ami imite la signature du propriétaire dans un certificat de cession du véhicule. Le quinquagénaire s'estimant spolié porte plainte pour abus de confiance, faux document administratif et vol de véhicule.

Tentatives de relations sexuelles en contrepartie ?

A l'audience la victime se montre particulièrement agitée et réclame 130 000 euros de dommages et intérêts. Le prévenu explique que cette voiture avait était mise à sa disposition sans aucune contrepartie. Il précise que l'homme l'a beaucoup aidé financièrement, allant jusqu'à lui offrir un voyage au Mexique pour aller voir sa soeur. "Mais en échange il y a eu des tentatives de relations sexuelle très appuyées auxquelles je n'ai jamais consenti. Il m'envoyait des photos de nus de lui. De toute façon il finance d'autres jeunes gens."

"Aucun cadeau de ma part"

La victime s'insurge et dément farouchement "Il n'y a jamais eu de ma part de doléances de contrepartie sexuelle. Il n'y a pas eu non plus de cadeaux ! J'avais des promesses de remboursements rapides. Il s'agissait de prêts, sans reconnaissance de dette, un contrat moral en quelque sorte."

Dans le casier judiciaire du prévenu on trouve : vols, recels, escroquerie en récidive... Pour le procureur les faits son caractérisés.

"Où est l'abus de confiance ?"

L'avocate de la défense n'est pas du même avis et sollicite la relaxe de son client faute de preuves. Elle décrit un homme vieillissant craquant sur un beaucoup plus jeune et instaurant par ses largesses des liens de reconnaissances voire de subordination. "Il pensait le mettre dans son lit. Il met à sa disposition un véhicule de marque sans en demander la restitution ou le paiement, où est l'abus de confiance ? Quant au dédommagement de 130 000 euros sollicité, même aux assises dans de très graves affaires, on ne voit pas ça !"

Le verdit sera rendu à la suite du délibéré du jeudi 20 juillet 2017.


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