Calvados : un voisin octogénaire acariâtre et raciste

Calvados : un voisin octogénaire acariâtre et raciste

Une salle d'audience du tribunal de grande instance de Caen (Calvados)

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Mardi 7 mars 2017, le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) a jugé un octogénaire pour injures raciales publiques commises le vendredi 18 mars 2016. Il semble en effet bien difficile de vivre dans son voisinage à Hérouville Saint-Clair au nord de l'agglomération caennaise.

C'est un homme âgé de 83 ans qui s'est présenté à la barre du tribunal de grande instance de Caen (Calvados) mardi 7 mars 2017, convié à donner des explications sur ses insultes raciales qu'il profère à l'égard de son voisinage à Hérouville Saint-Clair.

Injures à répétition

Environ deux fois par moi, un élagueur entretient le jardin voisin de celui du prévenu et à chaque fois, il se fait insulter par ce dernier "T'es pas un paysan ! Charlot de bronzé ! Dégage bougnoule !" L'octogénaire n'hésite pas à s'introduire dans la propriété voisine, voulant manifestement, malgré son âge, en découdre. Le propriétaire en témoigne : "Cet homme est vulgaire et irrespectueux. Il arrive dans ma cour, remonte ses manches et ôte ses lunettes, comme pour se battre. Au début il ne s'en prenait qu'à mon ouvrier et à moi-même mais il a également injurié mes enfants ainsi que des passants." Alors une plainte a été portée.

Version de l'octogénaire

Le prévenu nie avec véhémence les insultes : "Je n'ai jamais dit bougnoule ni bronzé ! Pourquoi je l'aurais fait puisqu'il est blanc !" Il certifie par contre être importuné et que cela l'énerve : "Ils font tout pour me faire chier. L'ouvrier, il gare sa fourgonnette et sa remorque devant chez moi, comment je fais pour sortir ? En plus il se met sur un regard pour le gaz et il en empêche l'accès, c'est dangereux ! Moi aussi j'aurais pu porter plainte !"

Condamnation de principe

A cela, la victime répond que devant évacuer des végétaux (branchages, herbe de tonte) et ayant besoin de son matériel, il doit se garer au plus près. Mais il ajoute qu'il laisse la sortie accessible au véhicule de l'homme. Fatigué de subir régulièrement ces propos racistes il sollicite une somme de 1500 euros de dommages et intérêts.

La procureure quant à elle requiert une peine de principe pour que le prévenu comprenne que ce type de propos est interdit par la loi.

L'octogénaire écope de 500 euros d'amende et de 300 euros de dommages et intérêts.


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